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Commercialisation
Les chambres d’agriculture présentent leur panoplie d’aides aux circuits courts

Les chambres d’agriculture veulent constituer un appui aux agriculteurs pour la commercialisation de leurs produits en circuits courts. Guy Vasseur, entouré des spécialistes du réseau sur la question, en a présenté les différents outils lors d’une conférence de presse le 29 janvier. Sites internet, démarche formalisée, centralisation de l’offre… Les outils se mettent en place mais se heurtent parfois aux traditions centralisatrices de la France.

Guy Vasseur, président de l’APCA.
Guy Vasseur, président de l’APCA.
© Gabriel Omnès

L’APCA (assemblée permanente des chambres d’agriculture) a présenté à la presse le 29 janvier la panoplie d’aides et d’outils de vente en circuit court à la disposition des agriculteurs. Le modèle de site « Mes produits en ligne », les ventes dans le cadre du réseau Bienvenue à la ferme, les marchés des producteurs de pays, le modèle intitulé « Réalisab », de démarche pour vendre aux collectivités… autant de dispositifs qui s’appliquent dans bon nombre de départements.

Le centralisme français

Le succès est parfois long à venir, comme en témoignait François Toulis, président de la chambre d’agriculture de l’Ariège. Dans ce département, la chambre a créé une plateforme de regroupement de l’offre en direction de la restauration collective. Une initiative qui permet de réaliser 155 000 euros de chiffre d’affaires pour 47 tonnes livrées correspondant à 85 000 repas. Mais il faudrait représenter 300 000 repas pour amortir tous les coûts, explique François Toulis qui regrette de se heurter trop souvent au centralisme des administrations publiques alors même que l’État prône, officiellement, les circuits courts pour ses approvisionnements. Exemple type, l’armée, qui dispose d’une importante garnison à Pamiers, dans le département de l’Ariège et qui pourrait être alimentée par la production locale. Las, les achats alimentaires sont centralisés à Paris ce qui désarme les agriculteurs de la région. Pourtant, les règles publiques d’appel d’offres pour la restauration permettent maintenant d’intégrer un paramètre autre que le prix, celui de la proximité.

Suite à lire dans le Réveil Lozère N°1245 de jeudi 6 février 2014, page 9.

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