Aller au contenu principal

Les biscuits de L'Atelier Auvergnat conquièrent les palais

Installée depuis 2015, la petite entreprise familiale, L’Atelier Auvergnat, développe sa gamme de biscuits et chocolats, et investit des marchés porteurs.

biscuit atelier auvergnat biscuiterie artisanale
Les biscuits de l'Atelier Auvergnat sont très appréciés dans la région.
© Mélodie Comte

Les biscuits de l'Atelier Auvergnat se sont fait une place sur le marché des douceurs.

Environ 75 tonnes de gâteaux sortent chaque année de la fabrique, implantée à Saint-Rémy-de-Chargnat, près d'Issoire, et ouverte en 2015 par Valérie et Thierry Rouger.

Prochainement, l'Atelier Auvergnat fabriquera des biscuits de marque distributeurs premium pour le réseau des magasins Gamm Vert. Une nouvelle étape pour la biscuiterie artisanale contrainte de s'adapter.

À lire aussi : Agriculture et agroalimentaire en Auvergne-Rhône-Alpes, 13% du chiffre d'affaires généré par l'export

 

Des recettes diverses pour des clients fidèles

Le succès de l'Atelier Auvergnat ne cesse de croître. La biscuiterie compte entre 30 et 40 recettes de biscuits et gâteaux (sucrés et salés), toutes élaborées avec la farine de blé produite et moulue sur la commune, au Moulin Du Perthus. 

En 2019, elle a élargi son activité au chocolat en proposant, là encore, entre 30 et 40 références.

« Nous sommes en recherche permanente de nouvelles recettes. Nous avons une clientèle ponctuelle mais aussi d'habitués. Nous devons chaque année leur proposer des nouveautés » explique Léo Rouger, responsable industriel.

Chaque année, l'atelier artisanal élabore et teste 12 produits différents dont seulement deux, voire trois seront fabriqués puis proposés à la vente. Leur magasin est leur principal point de vente après les boutiques indépendantes. « Les GMS représentent 12 % de notre activité » précise Thierry Rouger. 

Leur plus gros client est le réseau de magasins Gamm Vert pour les produits de la marque de l'Atelier Auvergnat et prochainement, une marque distributeur.

La biscuiterie artisanale a également conquis un marché dont elle ignorait tout : les colis cadeaux. « En période de fête c'est de la folie. Les communautés de communes, les communes, les entreprises... chaque année ils reviennent vers nous pour leurs cadeaux de fin d'année. C'est aussi pour cette raison que nous devons sortir des nouveautés, pour ne pas toujours remettre la même chose. »

 

Des investissements croissants

Qui dit succès, dit aussi accroissement de l'activité. Les 2 500 m2 de la fabrique sont utilisés dans leur intégralité. Un projet d'agrandissement est en cours de réflexion. En attendant, les propriétaires investissent dans du matériel.

Dernièrement, ils ont acquis une machine équipée d'un pesage associatif pour l'ensachage automatique des biscuits. « Les biscuits, y compris de la même recette, n'ont pas tous le même poids. Cette machine permet de trier et de choisir les biscuits qui vont composer le sachet pour atteindre le poids attendu. » La machine d'occasion représente un investissement de 200 000 €. « Ce n'est pas négligeable pour une petite structure comme la nôtre. »

L'Atelier Auvergnat a bénéficié d'une subvention de 30 % de la part de la Région.

« C'est une entreprise familiale implantée dans son territoire et qui travaille en priorité avec des acteurs locaux. Soutenir cet investissement, sur nos fonds propres, répond à la volonté de la Région de soutenir la relocalisation des entreprises » explique Florence Dubessy, vice-présidente de la Région. 

Un soutien bienvenu pour Thierry Rouger qui a monté cet atelier avec son épouse, sur leurs fonds propres. « Nous n'avions jamais eu d'aides auparavant. Dans le contexte actuel, c'est d'autant plus appréciable. » 

Bien qu'ancré dans son territoire, L'Atelier Auvergnat subit comme les autres les affres de l'économie mondiale. Le dernier en date est la hausse du prix du chocolat, « +35 % », témoigne l'artisan. « Sur nos biscuits, nous parvenons à maîtriser les coûts car nous travaillons avec des acteurs locaux voire français. Sur le chocolat, nous sommes comme bien d'autres, victimes d'un phénomène purement spéculatif. Or, nous ne pouvons pas aller au-delà d'une certaine augmentation sans quoi notre produit ne trouvera plus ses clients. »

Les plus lus

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

portrait de Domniqué Chargé, président de La Coopérative Agricole.
Dominique Chargé voit les coopératives “prêtes à reconstruire de la souveraineté”

Dans un pays aux 2 100 coopératives et où trois agriculteurs sur quatre sont adhérents, le chef de l’organisation faîtière des…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière