Aller au contenu principal

Les AOP sortent du Nutri-Score

C'était une revendication longuement portée par les filières fromagères sous apellation; le 7 novembre, l'Assemblée nationale a exclu les AOP du Nutri-Score.

© ludovic combe

Comme en commission, l’Assemblée nationale a adopté le 7 novembre, contre les avis du gouvernement et du rapporteur, des amendements pour généraliser l’affichage du Nutri-Score sur les emballages des aliments, en excluant de cette mesure certains produits, par exemple ceux portant le label AOP.

Cette obligation était proposée par des amendements identiques des socialistes et des écologistes, et a été adoptée à main levée dans le cadre de l’examen du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2026.

Un sous-amendement du député Renaissance Jean-François Rousset, précisant que la mesure, a été adopté pour exclure de cette obligation les «produits bénéficiant d’un signe national ou européen de qualité dont la liste est définie par décret». Ces produits pourront notamment être ceux bénéficiant des labels d’appellation d’origine protégée ou contrôlée (AOP ou AOC) ou d’indication géographique protégée (IGP). 

La députée Renaissance puydomoise, Delphine Lingemann, a également défendu le sous amendement pour, écrit-elle sur sa page Facebook : 

Protéger nos produits AOP, ces trésors de nos terroirs qui font la fierté de nos campagnes. Nous avons obtenu qu’ils ne soient pas soumis au Nutri-score (étiquetage de qualité nutritionnelle) pour éviter de les comparer mécaniquement à des produits ultra-transformés. Nos AOP, ce sont des produits authentiques, nés de la terre, du travail patient des femmes et des hommes qui perpétuent un savoir-faire unique. Oui, le Nutriscore peut aider à mieux consommer, mais il ne doit pas dévaloriser ce que la France a de plus vrai et de plus beau ! Comment mettre sur le même plan un produit industriel et un fromage AOP façonné à la main selon des traditions séculaires ? ». 

À lire aussi : Comment il y a 70 ans, l'AOC a sauvé le saint-nectaire de la disparition ?

Les plus lus

La dose d’engrais azoté à apporter correspond à l’écart entre les besoins totaux et les fournitures du sol. Ici un maïs au stade 4-5 feuilles.
25 à 30 T/ha de fumier de bovins suffisent à couvrir les besoins en phosphore et potasse

Le service productions végétales de la Chambre d'agriculture de Haute-Loire fait le point sur la fertilisation de la culture…

Poulet du Bourbonnais.
Dans les coulisses de la filière avicole dans l'Allier

Première viande consommée en France depuis 2024 après le porc, la volaille s’impose à près de 32 kg par habitant chaque année…

Ludivine Lot sur son exploitation
JA 03 : une nouvelle présidence, un nouveau bureau

À l’issue des élections internes du 8 avril, les Jeunes Agriculteurs de l’Allier ont annoncé l’élection de Ludivine Lot à…

Le producteur Nicolas Vanstraceele dans son laboratoire
Nicolas Vanstraceele, le pari de la pomme de terre transformée à Créchy

À Créchy, dans le Val d’Allier, Nicolas Vanstraceele, producteur de pommes de terre et de carottes de plein champ, s’est…

Filière châtaigne : le Cantal accélère la structuration de sa châtaigneraie

Créé en 2025, le Syndicat des Producteurs de Châtaignes du Cantal fédère déjà plus de 50 adhérents. Soutenue par plusieurs…

La France des fermes bio de Pauline

À la force des mollets, Pauline Plaçais explore les réalités agricoles françaises et questionne notre rapport à l’alimentation…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière