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L’élevage s’engage envers le consommateur

À l’occasion du Sommet de l’élevage, Interbev a organisé un colloque sur « la place de la viande bovine dans un contexte sociétal à travers son plan de filière ».

De gauche à droite : Denis Lerouge, directeur de la communication produit d’Interbev, Pierre Desprat, négociant en vin de la Maison Desprat, Paul Grelier, responsable de la section bovins d’Interbev, Bruno Dufayet, président de la commission enjeux sociétaux d’Interbev et président de la FNB, Philippe Dumas, président de Sicarev, Guy Hermouet, président d’Interbev bovins, et Arnaud Blandin, éleveur dans l’Allier.
De gauche à droite : Denis Lerouge, directeur de la communication produit d’Interbev, Pierre Desprat, négociant en vin de la Maison Desprat, Paul Grelier, responsable de la section bovins d’Interbev, Bruno Dufayet, président de la commission enjeux sociétaux d’Interbev et président de la FNB, Philippe Dumas, président de Sicarev, Guy Hermouet, président d’Interbev bovins, et Arnaud Blandin, éleveur dans l’Allier.
© SC

Pour ce colloque, les débats ont été ouverts par Denis Lerouge, directeur de la communication produit d’Interbev, qui a fait un point sur l’état du marché. Force est de constater que la façon de s’alimenter a fortement évolué ces dernières décennies : les plats préparés prennent une place de plus en plus importante dans l’alimentation quotidienne, le repas traditionnel à trois plats se fait rare et de nouveaux plats ont fait leur entrée sur les assiettes des Français : pour exemple, il cite le sushi, à qui il n’a fallu que quelques années pour représenter 30 % des ventes de poisson. Autre constat, la viande brute ne tient plus le haut du pavé, particulièrement chez les jeunes : la moitié de leurs achats de viande est de la viande élaborée (steak haché, saucisse…). Dans le même temps, « les citadins n’ont plus de lien avec la nature autre que la pelouse du parc, et ils ne voient les animaux qu’à travers leur animal domestique », se mettant en tête une image de comment doivent se passer les choses.
L’ensemble de ses paramètres provoque chez le consommateur une remise en cause de l’alimentation, sur son origine, sa qualité nutritive et sanitaire ou encore ses conséquences environnementales.
Pour autant, les consommateurs aiment la viande, ils sont pris dans une dissonance cognitive, entre le désir d’en manger (par plaisir et par nécessité) et la volonté d’avoir un impact moindre. Comme exemple, Denis Lerouge a présenté un extrait d’interview d’un champion d’athlétisme français : celui-ci a expliqué récemment qu’il doit en manger beaucoup, mais qu’il fait attention car la cause animale le touche.

 

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1482, du 1er novembre 2018, en page 10.

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