Le retour de la pluie..., mais l’herbe continue de pousser
Pour vous accompagner dans la gestion de la pousse de l'herbe et optimiser vos interventions, voici le bulletin n°12, pour la semaine du 4 au 10 mai 2026.
Pour vous accompagner dans la gestion de la pousse de l'herbe et optimiser vos interventions, voici le bulletin n°12, pour la semaine du 4 au 10 mai 2026.
Les bonnes conditions météo du week-end passé (vent, températures clémentes, pas de pluie) ont permis de récolter une bonne partie d’herbe... et une herbe qualitative. La météo annoncée pour cette semaine ne rend pas les conditions propices aux récoltes. En revanche, la pluie annoncée sera très bénéfique pour les repousses et les pâtures.
Concernant la plaine :
Les pluies sont présentes en début de semaine et devraient permettre de diminuer le stress hydrique sur les sols légers de la plaine et de maintenir une pousse de l’herbe située en moyenne à 57 kg de MS/ha/j. Il reste donc essentiel de valoriser rapidement l’herbe disponible.
En cette période de pleine croissance, il convient d’estimer le nombre de jours d’avance, avec un objectif d’environ dix jours, sans excès. L’objectif étant de maîtriser l’épiaison et le durcissement de la plante, un stade peu appétent.
Un temps de retour de 17-18 jours, la gestion au fil avant/arrière, le débrayage de parcelles trop hautes, la baisse de complémentation... sont autant de critères pouvant aider à une bonne gestion d’une herbe de qualité au pâturage.
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Pour la moyenne montagne :
Plusieurs parcelles ont été fauchées et récoltées la semaine passée. Pour celles qui restent, dès que les conditions le permettront, il faudra terminer les ensilages. Les pluies de ces premiers jours de la semaine et les températures douces vont accélérer la montée à épiaison de la graminée. Plus on s’approche du stade d’épiaison, plus la qualité alimentaire du fourrage récolté baisse.
Nous vous rappelons de ne pas faucher trop bas, c’est-à-dire en dessous de 7, voire 8 cm. Une hauteur de fauche trop basse, c’est d’une part prendre le risque de ramasser de la terre, d’autre part, faucher trop bas, c’est taper dans les réserves de la plante.
Ce qui est intéressant lors d’une récolte, ce sont les limbes de la plante, pas sa gaine. Cette dernière renferme l’énergie nécessaire à une bonne repousse. Couper cette gaine, c’est impacter fortement la repousse de la graminée.
Pour gérer la croissance active de l’herbe ces derniers jours, il peut être judicieux de retirer des paddocks (hauteur d’herbe > 13-15 cm) pour la fauche, afin de repartir sur un tour de pâturage permettant d’avoir en disponibilité de l’herbe jeune, appétente et de bonnes valeurs nutritives. La pression au pâturage doit être maximale afin de limiter les refus par la suite.
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Pour le plateau :
Après les pluies, les chantiers de récolte précoces des ray-grass pour un objectif qualitatif pourront démarrer. Concernant les parcelles du circuit de pâturage, il est important de faire le tour de celles-ci, sortir impérativement les animaux des parcelles déprimées pour ne pas pénaliser le rendement, de débrayer les parcelles avec une hauteur d’herbe supérieure à 13 cm. Ces dernières sont à inclure dans le circuit de fauche. Faire pâturer une hauteur d’herbe aussi importante, c’est favoriser les refus ainsi que le gaspillage de l’herbe.
Pour la haute montagne :
Le seuil des 500°C approche et signale la fin du déprimage. Il est désormais opportun de sortir les animaux des parcelles destinées à la fauche pour se concentrer exclusivement sur la sole de pâture.
Afin de maximiser l’ingestion, réduisez la complémentation et maintenez une pression de pâturage élevée en fin de premier tour pour limiter efficacement les refus.
Nolwen Surieux, Chambre d'agriculture 43