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Le président de la FDSEA 23 porte les dossiers creusois auprès de la ministre

À l’occasion du congrès de la Fédération Nationale Bovine, le président de la FDSEA de la Creuse a profité d’un temps d’échange avec la ministre de l’Agriculture pour évoquer plusieurs dossiers sensibles pour les éleveurs du département. Un échange direct, en marge des prises de parole officielles, qui a permis de rappeler les réalités du terrain creusois.

© SP

Zones vulnérables : une incompréhension persistante

Parmi les sujets abordés figure celui du classement en zones vulnérables. En Creuse, département majoritairement herbager et à dominante élevage bovin, de nombreux exploitants estiment que ce classement ne correspond pas toujours aux pratiques locales ni aux réalités agronomiques.

Christian Arvis, président de la FDSEA de la Creuse, a insisté sur les conséquences concrètes : contraintes administratives supplémentaires, investissements obligatoires, incertitudes réglementaires. Il a demandé une relecture des critères et une prise en compte plus fine des données de terrain, soulignant que les exploitations creusoises travaillent majoritairement sur des systèmes extensifs basés sur l’herbe.

Prédation : l’inquiétude grandit

Autre point central de l’échange : la prédation. La présence du loup et la multiplication des attaques suscitent une vive inquiétude chez les éleveurs. Au-delà des pertes animales, c’est la pression psychologique et l’organisation quotidienne du travail qui sont impactées.

Le président de la FDSEA a rappelé la nécessité de simplifier les procédures, d’accélérer les réponses administratives et d’adapter les dispositifs aux réalités des exploitations creusoises, souvent composées de parcelles morcelées et de surfaces importantes en prairie.

Prairies sensibles : vigilance sur les règles

Le dossier des prairies sensibles a également été abordé, en particulier la situation d’éleveurs creusois sanctionnés actuellement par l’ASP pour les campagnes PAC 2023 et 2024. Dans un département où les systèmes reposent quasi exclusivement sur la valorisation de l’herbe, ces pénalités suscitent une forte incompréhension. Les exploitants concernés s’inquiètent des évolutions réglementaires et des modalités de contrôle, jugées parfois déconnectées des réalités techniques des exploitations herbagères et des contraintes locales.

La FDSEA 23 a souligné l’importance de ne pas fragiliser des exploitations qui participent déjà activement au maintien des paysages, de la biodiversité et du stockage de carbone grâce aux prairies permanentes. Toute évolution réglementaire doit préserver la viabilité économique des élevages.

Faire entendre la voix de la Creuse

Cet échange avec la ministre a permis de rappeler que la Creuse présente des spécificités fortes : un territoire d’élevage, peu densément peuplé, où l’agriculture structure l’économie locale.

Pour la FDSEA 23, il est essentiel que les décisions nationales tiennent compte de ces réalités départementales. Les dossiers des zones vulnérables, de la prédation et des prairies sensibles restent des points de vigilance majeurs pour les mois à venir.

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