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Le jambon cuit, avant tout français, forcément européen

Alors que le ministre de l'Agriculture annonce une grande conférence de rentrée sur la souveraineté alimentaire, l'équipe d'Agra Presse décrypte l'origine de produits alimentaires emblématiques, tels que le jambon cuit.

Alors que le ministre de l'Agriculture annonce une grande conférence de rentrée sur la souveraineté alimentaire, l'équipe d'Agra Presse décrypte l'origine de produits alimentaires emblématiques, tels que le jambon cuit.
Alors que le ministre de l'Agriculture annonce une grande conférence de rentrée sur la souveraineté alimentaire, l'équipe d'Agra Presse décrypte l'origine de produits alimentaires emblématiques, tels que le jambon cuit.
© Inra/Bertrand Nicolas

Les Français aiment (trop) le jambon. Plus exactement le jambon cuit : avec 185 000 tonnes en 2019, ce produit phare concentre 23 % des ventes de charcuterie. Face à cette sur-consommation de jambon, des importations - à hauteur de 20 % - sont structurellement nécessaires pour couvrir les besoins. Mais, en ce qui concerne les moyens de production mis en oeuvre de l'amont à l'aval, « la filière porcine est largement autonome », estime Boris Duflot, directeur du pôle économique de l'Ifip (Institut du porc).
À la fois importatrice et exportatrice, « la France est autosuffisante en porc à 103 % », remarque Didier Delzescaux, le directeur d'Inaporc (interprofession). « La filière bénéficie du commerce international pour exporter des pièces de viande, du savoir-faire, du matériel, de la génétique », note Boris Duflot, insistant sur le besoin de « réciprocité dans les échanges ». Tour d'horizon d'une production insérée de longue date dans les marchés mondiaux.

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