Aller au contenu principal

Crédit Agricole Centre-France : 3,7 Mds € de crédits en 2025 et un soutien renforcé aux agriculteurs et entreprises locales

Malgré un contexte économique morose, le Crédit Agricole Centre-France confirme son rôle d’acteur incontournable du territoire et transforme les défis en opportunités.

Chantal Debost, présidente du CACF et Frédéric Baraut, directeur général ont dressé le bilan d'activité de la banque, à la veille de l'assemblée générale.
Chantal Debost, présidente du CACF et Frédéric Baraut, directeur général ont dressé le bilan d'activité de la banque, à la veille de l'assemblée générale.
© Mélodie Comte

En 2025, le Crédit Agricole Centre-France navigue dans un environnement économique tendu, entre ralentissement de la croissance, méfiance des entreprises à investir et pressions inflationnistes résiduelles. Malgré ces défis, la banque coopérative maintient son rôle central auprès des agriculteurs et des entreprises locales, en misant sur une stratégie de proximité et des investissements ciblés pour limiter les effets de la conjoncture. Une approche qui lui permet de conserver une croissance modérée, tout en confirmant son ancrage territorial.

L’agriculture, un secteur en mouvement malgré les défis

Comme en 2024, la banque coopérative a encore une fois augmenté de 20 % ses financements auprès des agriculteurs, accompagnant près de 4 crédits sur 5 dans son territoire. Elle a également soutenu 424 installations en 2025.

Contrairement à d’autres secteurs, les impayés agricoles n’ont pas augmenté en 2025, preuve d’une résilience globale du secteur. 

Nous restons cependant prudents. Le contexte agricole 2025 a été satisfaisant notamment pour les éleveurs dont la situation financière s'est améliorée. On a quand même eu une troisième année de récolte (céréalière NDLR) loin d'être extraordinaire avec des cours bas. La situation économique des céréaliers est beaucoup moins bonne que ce qu'elle était dans le passé » détaille Frédéric Baraut, directeur général du Credit Agricole Centre France. 

La banque reste prudente. La guerre au Moyen-Orient ne donne guère de signaux favorables à une reprise des cours des céréales ni à une baisse significative des intrants (carburant, engrais...).

À lire aussi : GNR, engrais, PAC, prédation...La chambre régionale d'agriculture d'Auvergne-Rhône-Alpes tire la sonnette d'alarme

Entreprises : une augmentation de 20% des faillites en deux ans

Le contexte économique « atone en France », accentué par les conflits aux portes de l'Europe et des droits de douane en hausse, ont fêlé la confiance des ménages. Le Crédit Agricole Centre France constate ainsi une forte hausse de l'épargne

Elle a augmenté en moyenne de 1 000€/client. Nous sommes en 2025 à plus d'un milliard d'euros d'épargne pour 900 000 clients. »

Du côté des entreprises (toute taille confondue) les faillites ont augmenté de 20% en deux ans et les impayés de 30%. Frédéric Baraut se veut malgré tout rassurant : « il n'y a pas d'alerte majeure (...) le contexte économique a un effet plus fort sur les entreprises avant d'atteindre les particuliers »

Malgré ce climat, le Crédit Agricole Centre-France a tout de même distribué 3,7 milliards d’euros de crédits en 2025 (+10 % par rapport à 2024), finançant 85 000 projets et confirmant sa place de première banque du territoire.

 « Notre activité bancaire reste très tonique. » son produit net bancaire a progressé de 7% en 2025 et son résultat net atteint 126 millions d'euros.

En 2026, la banque entend poursuivre sur cette voie, avec comme objectif de faire de la résilience économique et sociale un levier de croissance partagée.

À lire aussi : Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Le Crédit Agricole Centre France investit dans la souveraineté énergétique 

Alors que l’Europe reste dépendante des énergies externes, la banque accélère ses investissements dans les énergies renouvelables et la souveraineté alimentaire. 

La banque compte « plus d'1 milliard d'euros d'encours de crédits sur la transition énergétique, la méthanisation, le photovoltaïque ». 

Depuis plusieurs années maintenant le Crédit Agricole a identifié un besoin croissant de financement pour les porteurs de projet de transition énergétique. La banque avait lancé une activité de tiers investisseur, dotée d’une enveloppe de 250 millions d’euros, afin de financer et déployer des équipements. 

La prochaine étape est le lancement, en mai 2026, d’un pack clé en main associant panneaux photovoltaïques et domotique intelligente, fruit du rachat en 2024 de ComWatt, leader français du secteur. Grâce à une technologie analysant les habitudes de consommation et les prévisions météo, cette solution optimise l’autoconsommation en temps réel. 

La santé en zone rurale, un défi que CACF a choisi de relever

D’abord éloignée de son cœur de métier, la banque coopérative a lancé en 2024 le rachat des acteurs comme Office Santé, Médicalib et Omiris pour devenir le premier acteur privé à proposer des services de santé complets.

L’innovation réside notamment dans le modèle d’Office Santé, des maisons médicales urbaines, où les médecins consultent à distance des patients ruraux, mais à travers une téléconsultation assistée. Grâce à des infirmières présentes sur le terrain, les patients bénéficient d’un suivi physique (prise de tension, auscultation, etc.), évitant ainsi les limites d’une consultation à distance classique.

Un dispositif déjà éprouvé, que la banque entend déployer massivement en partenariat avec les collectivités locales, pour adapter l’offre aux besoins spécifiques de chaque territoire. 

« Notre modèle coopératif n’a de sens que s’il sert le territoire », conclut Chantal Debost, présidente du Crédit Agricole Centre France.

Les plus lus

À Saint-Victor, chez Gilles Tailhardat.
S’installer en élevage bovin : deux exploitations à reprendre ont ouvert leurs portes dans l’Allier

La Chambre d’agriculture de l’Allier a organisé le 26 février un après‑midi dédié à la découverte de deux exploitations bovins…

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière