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La santé et la relance de la production en objectifs principaux

Entre soleil et averses, la 14e édition de Tech Ovin a refermé ses portes le 4 septembre. Si les voyants sont au vert pour la filière, celle-ci n’a pas manqué de souligner le travail fait depuis de nombreuses années, travail qui se doit se poursuivre activement.

© PD

Produire plus pour manger mieux

Avec près de 300 exposants, 1 200 élèves présents et des visiteurs toujours plus nombreux, le 14e Salon du mouton est un succès. Cette année, le renouvellement des générations, « ADN de Tech Ovin » selon le président de l’APOSNO, et la relance de la production étaient au centre du salon. « Les signaux sont au vert mais il faut rester vigilants, a souligné Guillaume Metz, lors de l’Inauguration. Nous préparons l’avenir sur des bases solides et on retrouve sur le salon tous les leviers pour que cela fonctionne. Il faut produire plus pour manger mieux ». C’est d’ailleurs pour répondre à cette maxime qu’Interbev a lancé officiellement au salon de nouvelles actions dans le cadre de son programme Inn’ovin. Celles-ci consisteront notamment dans un accompagnement technique personnalisé. « Cela fait vingt ans que nous œuvrons pour le renouvellement des générations et aujourd’hui cela porte ses fruits, précise Patrick Soury, président d’Interbev Ovins. La production française a reculé de 17 % ces trois dernières années, il faut se mobiliser. Productivité n’est pas un vilain mot. »

Le sanitaire : « l’affaire de tous »

La Santé était également au cœur de Tech Ovin avec la création sur le salon d’un tout nouveau pôle qui lui était consacré. Piloté par GDS France, la FRGDS Nouvelle-Aquitaine et le GDS de Haute-Vienne, le Pole Santé regroupait l’ensemble des acteurs du sanitaire. Lors de l’inauguration en présence du président de la région Nouvelle-Aquitaine, les responsables n’ont pas manqué de souligner l’importance du sanitaire en élevage « premier gage de la réussite avec la génétique ». Une préoccupation chère à Alain Rousset : « L’Université de Limoges est aujourd’hui en pointe sur la question One Health avec un nouveau bâtiment unique en France qui va rassembler des chercheurs des santés humaine, végétale et animale. Il faut s’engager le plus possible dans la recherche ». Le président de Région est également brièvement revenu sur le projet d’école vétérinaire à Limoges, projet retoqué par le Conseil général de l'alimentation de l'agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) fin 2024 mais toujours soutenu par la Région.

Le projet d'école vétérinaire à Limoges

 

Ils ont dit

 

« L’efficience environnementale n’est pas incompatible avec la productivité » 
Guillaume Metz, président de l’APOSNO

« Notre soutien s’inscrit dans une ambition sanitaire. En collaboration avec le laboratoire départemental d’analyses de Haute-Vienne et la CDAAS, nous proposons désormais aux éleveurs un kit d’analyse. Il permettra de détecter les maladies à l’introduction de nouveaux animaux, ce qui est une avancée considérable. » 
Jean-Claude Leblois, président du Conseil départemental de Haute-Vienne.

« L’agriculture ne doit pas être une variable d’ajustement au niveau mondial et nous devons protéger l’élevage ovin et les éleveurs »
Manon Meunier, députée de la Haute-Vienne

«  Tech Ovin est un carrefour d'idées, un laboratoire d'expérimentation. Outre la prochaine création de la Maison du mouton, nous recherchons activement un nouveau site pour le salon » 
Claude Peyronnet, maire de Bellac

 

 

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