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MFR de MARCOLÈS
“La remontada” comme cap de la MFR pour la rentrée 2025-2026

En recul d’effectif mais solide financièrement, la MFR, après une année délicate veut rebondir dès la prochaine rentrée, entre ambition de 85 élèves, dynamique pédagogique et projets d’investissement.

Une équipe partiellement renouvelée, dont Pascal Areias (encadré), nommé directeur le 1er janvier, et des responsables pédagogiques qui ont présenté classe par classe les réalisations, les projets et les résultats aux examens.
© R. Saint-André

Une assemblée générale sous le signe de la relance pour la MFR de Marcolès

C’est dans la salle qui sera prochainement aménagée en nouveau foyer pour les apprenants que s’est tenue, jeudi 2 avril, l’assemblée générale de la Maison familiale rurale de Marcolès. Un lieu symbolique pour une MFR qui a célébré ses 60 ans et entend se réinventer dans le paysage de l’enseignement en alternance dans le Cantal.

On n’a pas été bons, on repart sur une nouvelle dynamique”Marc Piganiol, président de la MFR de Marcolès

Le constat est posé sans détour par le président Marc Piganiol, en poste depuis 2018 : 30 jeunes en moins pour cette année scolaire, portant l’effectif à 65 élèves. “Soit l’équivalent de 180 000 € de recettes en moins”, précise Éric Arrio, directeur de la Fédération territoriale des quatre départements d’Auvergne et de la Loire.
De son côté, le nouveau directeur, Pascal Areias — retenu parmi plus de 30 candidatures, et premier à avoir postulé — se veut offensif : “À ce jour, on a la certitude d’au moins 75 inscrits pour la rentrée prochaine, mais on va faire du bruit pour atteindre au moins 85.”
La structure peut absorber cette année difficile, grâce aux réserves constituées sous la direction de Gilles Malvesin. L’objectif affiché pour la rentrée suivante tient en un mot : “La remontada”.

Une vie pédagogique riche au cœur de l’enseignement en alternance

Le bilan pédagogique témoigne d’une vie scolaire dense au sein de la MFR de Marcolès. Les 4e-3e, suivis par Élise Maleville, ont obtenu 83 % de réussite au brevet, avec l’objectif d’atteindre 100 % cette année.
Les secondes avec Élisa Delort et les premières, encadrées par Marylise Bordez, ont multiplié les sorties : exploitations agricoles, pépinière, Sommet de l’élevage, dressage, circuits courts à Salers, sélection holstein pour le Salon de l’agriculture à Paris.

Les terminales, suivies par Christian Martin, comptent 20 réussites au bac pro pour un seul élève non admis (95 %). Le CAP agricole, confié à Charlotte Leynaert, progresse : trois apprenants l’an passé, quatre en première année et les trois autres en deuxième année.
La MFR accompagne 27 élèves avec un auxiliaire de vie scolaire (AVS) et 44 avec un plan d’accompagnement personnalisé (PAP), Élise Maleville étant référente handicap.

Investissements et perspectives pour la MFR de Marcolès

En parallèle, les formations au transport d’animaux vivants pour les professionnels, animées par Charlotte Leynaert, ont concerné agriculteurs et transporteurs, avec des sessions bovines et une première session équine en décembre et mars, impliquant aussi le Puy-de-Dôme. Leur financement est toutefois en baisse.

Lire aussi : Comment la MFR de Marcolès mise sur l'attractivité ?

Le président a annoncé un investissement pour août 2026 : la pose de panneaux photovoltaïques, en remplacement du gaz en complément du réseau bois, avec autoconsommation électrique et revente collective du surplus. Des retombées financières significatives sont attendues.
Autres projets : cession d’un bâtiment à la commune, aménagements extérieurs pour les jeunes et travaux d’entretien.

La MFR est aussi engagée avec l’IFPP pour une classe de troisième sur Aurillac, et envisage pour tous un système de navettes pour aller chercher les élèves pensionnaires et les ramener près de chez eux en fin de semaine. Elle travaille avec le lycée agricole Pompidou dans un esprit de complémentarité, “sans doublons”.

LE SIMULATEUR : La MFR de Marcolès mise sur l’attractivité et la pluralité offerte par le simulateur de conduite dont elle a fait l’acquisition. Son activité, portée par Jessica Ischard, a vu trois sorties en 2025, de Chalvignac à Clermont-Ferrand en passant par Arpajon-sur-Cère, visant tant l’apprentissage de la conduite d’une multitude de véhicules, que la sécurité. Pour parfaire l’outil, de nouvelles options sont commandées, dont  la boîte manuelle, par exemple. 

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