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AOP fromagère
La Fourme d’Ambert n’en finit pas de faire parler d’elle

Le SIFam(1) adapte ses lignes pour l’année 2014 sur fond de croissance des ventes, mais également de réductions des subventions.

La Fourme d’Ambert gagne chaque année en notoriété grâce notamment aux fortes campagnes de communication menées par le SIFam.
La Fourme d’Ambert gagne chaque année en notoriété grâce notamment aux fortes campagnes de communication menées par le SIFam.
© Mélodie Comte

La Fourme d’Ambert n’en finit pas de faire tourner les têtes. L’année 2013 a été riche d’événements et de festivités pour l’AOP fromagère qui sera encore bien présente dans les 12 prochains mois. Une activité dense qui n’est pas pour déplaire au SIFam(1) qui, le 16 avril dernier, lors de son assemblée générale, a réaffirmé sa volonté de rendre incontournable la Fourme d’Ambert.

 

Se montrer pour être connu

L’année passée, la Fourme d’Ambert a pris ses quartiers un peu partout. Le métro de Lyon, les centres des principales villes françaises, les gares SNCF, la presse généraliste nationale et régionale mais aussi culinaire, des livrets de recettes élaborées par des grands chefs, en dégustation lors de grands événements (Happy Fourme à Nice, Fourmofolies, concours de cuisine nationale à Chamalières…), ont été envahis par le dit fromage. Une omniprésence recherchée par le SIFam qui tient à faire de l’AOP un produit indispensable en cuisine et, il n’hésite pas, à mettre les moyens. Au total, ce sont près de 560 000€ qui ont été investis dans la communication. Un investissement qui porte ses fruits puisque la Fourme d’Ambert a gagné en notoriété auprès de tous les consommateurs. Pour preuve, le fromage enregistre depuis 9 mois une stabilité, voire une faible augmentation dans les volumes commercialisés (5 100 tonnes en 2013 et 30 tonnes pour la production fermière). Malheureusement, le budget alloué à ce volet pour 2014 est revu légèrement à la baisse puisque certaines subventions sont en diminution.

Un emballage adéquat

La prochaine étape du SIFam est d’élaborer un packaging capable de conserver convenablement le fromage pour gagner les parts de marchés manquantes sur les rayons du libre service et l’exportation. « Les pâtes persillées sont complexes à conserver puis-que ce sont des fromages en constante évolution. Depuis 2013, nous menons une étude pour nous permettre de comprendre les interactions entre le fromage et l’emballage. Nous espérons ainsi trouver une solution pour installer durablement la Fourme d’Ambert dans les rayons de libre service» explique Nicolas Cussac, président du SIFam.

Le paquet lait ?

L’autre grand chantier du syndicat est d’analyser le nouveau «paquet lait Européen» qui donne la possibilité aux AOP de maîtriser leur volume de production. Au sein du conseil d’administration, la question est à prendre avec des pincettes. «Nous n’avons aucune position pour l’instant à ce sujet. Nous ne voulons pas prendre de décision avant d’avoir analysé cette question avec l’ensemble des professionnels de la filière. Je pense que nous devons travailler ainsi pour adapter au mieux, selon les spécificités de la filière, les outils que nous offre le paquet lait. Si nous partons trop vite, j’ai peur que nous commettions des erreurs.»

 

 

(1) SIFam : Syndicat Interprofessionnel de la Fourme d’Ambert

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