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La filière viande génère 50 000 emplois directs dans la région

Le 13 janvier dernier, la DRAAF Nouvelle-Aquitaine et l’INSEE ont présenté les résultats d’une étude commune sur la filière viande en Nouvelle-Aquitaine. Retour sur les enseignements de cette étude pour les producteurs de bovins.

L’emploi dans les élevages viande en équivalent temps plein en Nouvelle Aquitaine.
L’emploi dans les élevages viande en équivalent temps plein en Nouvelle Aquitaine.
© IGN INSEE

Premier point notable de cette étude, et pas des moindre dans le contexte actuel, la filière viande permet de maintenir 50 000 emplois sur la région. À titre de comparaison, c’est l’équivalent des emplois intérimaires pour la Nouvelle-Aquitaine. On peut aussi mettre ce chiffre en relief avec les 500 000 demandeurs d’emploi que comptait la région en fin d’année 2016.
Sur les 50 000 emplois générés, 31 800 sont directement liés aux exploitations, soit en tant qu’agriculteur-chef d’exploitation, soit en tant que salarié agricole. Les salariés de l’abattage et de la transformation sont les deuxièmes par le nombre avec 12 600 emplois et suivent les salariés des commerces de gros, les salariés des entreprises de fabrication d’aliments, d’équipements ou encore les vétérinaires.

Le cheptel régional représente 22 % du cheptel national
Berceau de plusieurs races, il y en a deux qui s’en sortent particulièrement bien : la limousine et la blonde d’Aquitaine.
La limousine concentre 57 % des effectifs dans la région, avec une représentation beaucoup plus importante dans son berceau natal et les départements voisins.
La blonde d’Aquitaine, quant à elle, représente 19 % des 900 000 vaches nourrices que compte la région, et même si elle domine dans son berceau au sud de la région, on la retrouve plus fréquemment que la limousine sur le reste du territoire.
Et n’oublions pas les autres races présentes sur la région, d’origine, comme la bazadaise ou la parthenaise, ou implantées depuis une autre région, comme la charolaise.
Avec un cinquième des broutards exportés par la France issus de la région et 23 % des exploitations françaises spécialisées en bovin viande dites « naisseurs-engraisseurs », la région Nouvelle-Aquitaine est un poids lourd de cette production en France et en Europe.
Autres particularités de la région, les signes de qualité, et en particulier les labels, sont très présents, et 29 % de la production nationale de veaux de races à viande est issu des exploitations de la région, souvent élevés sous la mère et commercialisés sous signes de qualité.

L’aval de la filière en Nouvelle-Aquitaine
Si la production bovine est concentrée sur l’ancien territoire Limousin, les Pyrénées-Atlantiques et les Deux-Sèvres, l’aval est plus présent dans les Deux-Sèvres, les Landes et la Dordogne.
L’abattage et la transformation de la viande rassemblent 461 établissements sur la région mais il ne reste plus que 36 abattoirs d’animaux de boucherie sur le territoire.
La filière viande, hors élevage, est essentiellement composé d’établissements de moins de 10 salariés.
En conclusion, la filière viande a une place prépondérante pour la région Nouvelle-Aquitaine et il est urgent de travailler avec tous les acteurs de cette filière pour mieux répartir la valeur, notamment vers les producteurs, si la volonté est de maintenir l’élevage sur le territoire et les emplois qui y sont liés.

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