Aller au contenu principal

La filière ovine globalement optimiste pour l’avenir

Quel sera l’avenir de la production ovine en 2025 ? Une question à laquelle a tenté de répondre l’Institut de l’élevage avec l’aide des différents acteurs de la filière, lors du Sommet de l’élevage.

La consommation française va s'orienter sur des pièces élaborées.
La consommation française va s'orienter sur des pièces élaborées.
© Sophie Chatenet

La filière ovine est entre deux eaux. D’un côté, elle subit la baisse générale de la consommation de viande, du nombre d’éleveurs et de cheptels, le retour de la prédation et des épizooties sanitaires lourdes de conséquences. De l’autre, elle bénéficie auprès du grand public d’une image agro-environnementale pleine d’atouts et d’une amélioration de ses revenus. Devant cette multitude de signaux contradictoires, l’Institut de l’élevage a proposé aux acteurs de la filière une réflexion sur l’avenir de la production à l’horizon 2025. De ce travail commun ont émergé plusieurs leviers prioritaires qui permettraient de conforter le tissu productif.

Six groupes de travaux composés à la fois d’éleveurs, d’abatteurs et de distributeurs, répartis dans toute la France (Brioude, Nancy, Angers, Limoges, Gramat et Sisteron), ont imaginé la production ovine de 2025 avec pour seul mot d’ordre : faire abstraction des difficultés d’aujourd’hui. Un exercice auquel ont participé Claude Font ainsi que Jean-Paul Rault, éleveurs ovins respectivement de Haute-Loire et de Vendée. Ils sont longuement revenus sur cette expérience. « Ce type de travail est très important pour la filière. Il dessine son avenir. Nous sommes très satisfaits que les éleveurs aient été invités. Il est temps que nous soyons impliqués au-delà de l’acte de production. Notre travail ne s’arrête pas à la porte de la bergerie », explique Claude Font. Les différents scénarios proposés par l’Institut de l’élevage le prouvent. Le premier intitulé crise prévoit une chute et une marginalisation de la consommation de viande ovine. L’agneau deviendrait alors une production à l’image de la viande chevaline (peu d’éleveurs, prix faible, désengagement public). Le scénario embellie projette un avenir prometteur avec une reprise de la consommation et une production mixte (signes officiels de qualité et standard, intensif et extensif). Dans les deux cas, les éleveurs ont un rôle à jouer.

La suite dans le Réveil Lozère, page 7, édition du 27 octobre 2016, numéro 1381.

Les plus lus

La dose d’engrais azoté à apporter correspond à l’écart entre les besoins totaux et les fournitures du sol. Ici un maïs au stade 4-5 feuilles.
25 à 30 T/ha de fumier de bovins suffisent à couvrir les besoins en phosphore et potasse

Le service productions végétales de la Chambre d'agriculture de Haute-Loire fait le point sur la fertilisation de la culture…

Poulet du Bourbonnais.
Dans les coulisses de la filière avicole dans l'Allier

Première viande consommée en France depuis 2024 après le porc, la volaille s’impose à près de 32 kg par habitant chaque année…

Ludivine Lot sur son exploitation
JA 03 : une nouvelle présidence, un nouveau bureau

À l’issue des élections internes du 8 avril, les Jeunes Agriculteurs de l’Allier ont annoncé l’élection de Ludivine Lot à…

Le 24 avril, les prix constatés dans le magasin atteignaient 24,99€/kg.
Saint-Nectaire fermier à 25€/kg à Auchan Besse : le prix qui indigne les producteurs

À Besse, un Saint-Nectaire vendu jusqu'à 45 € la pièce chez Auchan suscite la colère des producteurs. Impuissante, l'ISN…

La France des fermes bio de Pauline

À la force des mollets, Pauline Plaçais explore les réalités agricoles françaises et questionne notre rapport à l’alimentation…

Filière châtaigne : le Cantal accélère la structuration de sa châtaigneraie

Créé en 2025, le Syndicat des Producteurs de Châtaignes du Cantal fédère déjà plus de 50 adhérents. Soutenue par plusieurs…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière