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La Creuse veut se faire entendre dans la nouvelle région

Henri Bies-Péré, président de la FNSEA Nouvelle-Aquitaine était l’invité du dernier conseil d’administration de la FDSEA de la Creuse pour discuter des problématiques rencontrées sur le département.

© MR

La nouvelle région baptisée « Nouvelle-Aquitaine » est vaste : au total 12 départements aux productions multiples. Afin que la Creuse ne soit pas oubliée dans cette régionalisation, les membres du conseil d’administration de la FDSEA ont souhaité que le président de la nouvelle région syndicale vienne à leur rencontre. Henri Bies-Péré a répondu présent à leur invitation le mardi 2 novembre. M. Bies-Péré est installé en Gaec sur la commune de Montaner dans les Pyrénées-Atlantiques, en production laitière et maïs grain. Avoir un associé lui permet de se dégager du temps pour ces différentes responsabilités professionnelles (il est membre du bureau et de la commission territoire de la FNSEA et président du groupe Réussir). Après une brève présentation de notre département, troisième bassin allaitant en France (4 bovins/habitant) les membres du conseil ont abordés les nombreux sujets d’actualités : retard des versements PAC, maintien des zones défavorisées simples, révision de l’arrêté phyto 2006 sur fond de crise agricole persistante depuis plusieurs années dont les exploitations allaitantes souffrent plus que les autres. Outre les problèmes d’éloignement géographique pour se rendre aux réunions, l’objectif à l’horizon 2017 de la première région agricole de France va être d’élaborer un PCAE (Plan de compétitivité des activités agricoles) à l’échelle de la Nouvelle-Aquitaine. Auparavant, chaque ancienne région avait son propre plan.
Cette rencontre a permis à Henri Bies-Péré de se rendre compte du climat qui règne dans les campagnes creusoises : l’indignation, la colère et l’incompréhension du monde agricole qui ne cesse de tirer les sonnettes d’alarme depuis plusieurs années auprès d’un État qui ne les considère pas. Le président de la FNSEA Nouvelle-Aquitaine s’est engagé à faire remonter le contenu des discussions dans les instances nationales.

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