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Castaneïculture
La châtaigne, une dynamique pour les Cévennes

La filière châtaigne affiche un dynamisme en constante progression. Accompagnement technique des castanéiculteurs et moyens financiers sont plus que jamais indispensables.

« Avec près de 1 000 tonnes récoltées sur le territoire cévenol du Gard et de la Lozère, un état sanitaire satisfaisant, une demande croissante des marchés, 2013 restera comme une bonne saison. La filière affiche un dynamisme qui se confirme d’année en année » ont précisé les professionnels de la filière châtaigne réunis en début d’année à Florac. Denis Pit, Samuel Delpuech et Christophe Roux représentaient la chambre d’agriculture ; Nadia Vidal et Antoine Marceron, l’OIER Suamme et l’association « Châtaigneraie cévenole » ; Daniel Mathieu et Laure-Hélène Pons, « Châtaignes et marrons des Cévennes et du Haut-Languedoc ».

Depuis vingt ans, la châtaigne qui véhicule une image « nature et terroir » a su s’inscrire dans la demande des consommateurs. Si peu d’agriculteurs vivent à 100 % de ce petit fruit aux allures patrimoniales, plus de deux cents exploitations sont aujourd’hui concernées par cette production. Depuis dix ans, cette dernière fait partie intégrante de la dynamique d’installation en Cévennes gardoises et lozériennes. « Suivant la tradition cévenole où l’agriculture a toujours été diversifiée, beaucoup de jeunes s’installent avec un volet châtaigne. Le renouveau de cette production doit beaucoup aux installations hors cadre familial » précisaient les responsables de la filière châtaigne.


Suite à lire dans le Réveil Lozère N°1247 du 20 février 2014, page 11.

Les acteurs de la filière

« Association châtaigneraie cévenole »

« Créée en 1995, l’association est principalement constituée de professionnels agricoles et compte une soixantaine d’adhérents, dont notamment de jeunes agriculteurs, nombreux » explique Nadial Vidal, présidente. « Ses actions s’orientent autour d’un projet de reconquête et de développement de la châtaigneraie fruitière. »

L’association propose des journées de formation (rénovation du verger, lutte contre le chancre, techniques de récolte et post-récolte…). Elle organise des commandes groupées de matériels spécifiques pour ses adhérents (filets, caisses de récolte…)

Avec des représentants au niveau régional (ULRAC) et national (syndicat national des producteurs de châtaignes), elle défend également les intérêts des producteurs sur des sujets qui dépassent le cadre des Cévennes (cynips, réforme de la Pac…). »

Contact : maison des services ruraux 48400 Florac.

 

Association « Châtaignes et marrons des Cévennes et du Haut Languedoc »

Cette association, présidée par Daniel Mathieu, s’investit pour l’obtention de l’appellation d’origine protégée (AOP) « Châtaigne des Cévennes ». Elle cherche à faire progresser la qualité des produits, à valoriser le territoire de production et à promouvoir travail et savoir-faire des castanéiculteurs.

L’association a créé en 2007 la marque « Châtaigne des Cévennes ». Avec 20 t de châtaignes fraiches commercialisées en 2007, 150 t en 2013, cet outil de communication prend aujourd’hui de l’ampleur. Il permet désormais aux castanéiculteurs de vendre leurs châtaignes hors région. Répondant aux exigences d’un cahier des charges, la marque contribue également à améliorer et à mettre en avant la qualité des produits.

Contact : maison de l’agriculture –30340 Saint-Privat-des-Vieux.

Antoine Marceron remplace Béatrice Ladrange

Antoine Marceron, jeune ingénieur est désormais en charge des productions végétales à l’OIER Suamme, sur l’antenne d’Alès.
« Agronomie, fruits et légumes, fleur… j’ai des connaissances très larges qui me permettent d’appréhender la diversité des productions végétales de montagne du Languedoc-Roussillon. Mon poste concerne la châtaigne en priorité mais aussi toutes les productions végétales, petits fruits, arboriculture, maraîchage, plantes aromatiques. »
Alors que sa famille maternelle est originaire de Lozère, ce poste marque le retour d’Antoine à ses racines. Depuis le mois de novembre 2013, Antoine Marceron a pris contact avec les professionnels, effectuant de nombreuses visites de terrain pour se familiariser avec la réalité de l’agriculture de montagne de notre région.
C’est à lui désormais qu’il faut s’adresser pour toute commande de plants, de greffons, de produits de lutte contre le chancre, ou lorsque l’on souhaite monter un dossier de réhabilitation de la châtaigneraie.
« Accélérer les réhabilitations de châtaigneraie, poursuivre la lutte contre le cynips, les expérimentations, explorer de nouvelles pistes de diversification, accompagnement des productions en AB, telles sont les priorités que nous avons définies avec les professionnels. »
Contact : maison de l’agriculture 30340 St-Privat-des-Vieux au 04 66 54 29 67.

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