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La châtaigne des Cévennes est officiellement une appellation d’origine protégée

Après l’AOC en 2020, l’association des producteurs de châtaigne des Cévennes vient de parvenir à labelliser cette production traditionnelle en AOP, reconnue à l’échelle européenne. Une victoire qui se célébrera notamment sur le stand de la Lozère au salon de l’agriculture.

Après l’AOC en 2020, l’association des producteurs de châtaigne des Cévennes vient de parvenir à labelliser cette production traditionnelle en AOP, reconnue à l’échelle européenne. Une victoire qui se célébrera notamment sur le stand de la Lozère au salon de l’agriculture.
Après l’AOC en 2020, l’association des producteurs de châtaigne des Cévennes vient de parvenir à labelliser cette production traditionnelle en AOP, reconnue à l’échelle européenne. Une victoire qui se célébrera notamment sur le stand de la Lozère au salon de l’agriculture.
© Julien Beinat/Illustration

Pas de bogue, cette fois c’est officiel : depuis le 16 janvier dernier, la châtaigne cévenole est officiellement reconnue comme appellation d’origine protégée. « Une reconnaissance de ce territoire et du savoir-faire » pour Nadia Vidal, productrice au Collet-de-Dèze et présidente de l’Association des producteurs de châtaigne des Cévennes. Une victoire selon elle qui « nous conforte dans les travaux effectués depuis vingt ans » et démontre « une dynamique de territoire importante ». L’obtention de l’AOP pousse d’ailleurs déjà de nouveaux producteurs à contacter l’association pour obtenir la labellisation, avec un premier bilan à venir fin 2023. La filière est particulièrement engagée pour soutenir son activité durablement et tente d’anticiper les évolutions dues au changement climatique. « Jusqu’à présent on ne produisait pas au-delà de 800 mètres d’altitude note Nadia Vidal, on manque encore de travaux pour savoir comment ça va évoluer ».
Pour l’heure, il s’agit de célébrer cette victoire avec les consommateurs, et quel meilleur endroit que le stand de la Lozère au salon de l’Agriculture. Parmi les trois producteurs qui font le voyage, Guy Atger, installé en bio depuis 2021 à Saint-Martin-de-Boubaux et lauréat en 2022 du trophée Lozère gourmande, pour sa crème de marrons nature. « J’y vais essentiellement avec ça et des champignons séchés » explique-t-il. « L’intérêt est de se faire connaître, participer à un évènement reconnu et vendre des produits. » Aussi dynamique qu’elle soit, la filière cévenole reste en effet réduite avec 70 castanéiculteurs et ateliers de transformation labellisés.

Une AOP qui s’étend sur près de cinq départements

Pellegrine, dauphine, boucherouge, … Au total trente variétés de châtaignes endémiques sont concernées par cette labellisation en Appellation d’Origine protégée. La labellisation concerne à la fois la châtaigne fraîche, la châtaigne sèche dite châtaignon, et enfin, la farine de châtaigne. La culture doit répondre au savoir-faire traditionnel, avec interdiction du débroussaillage chimique, une récolte après la chute naturelle du fruit au sol ou sur filet. Tout traitement insecticide post-récolte est interdit et seuls des engrais organiques sont autorisés. Selon Nadia Vidal, un des enjeux de l’obtention de l’AOP a justement été de « prouver que le savoir-faire et la culture de châtaignes cévenoles ne s’arrêtent pas aux limites du département ». Au final, la zone géographique concerne 206 communes, essentiellement dans les Cévennes lozériennes et gardoises mais également sur l’Hérault et deux communes en Aveyron et dans le Tarn.

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