Éric Richard, président du Criel Alpes Massif central : « Remettre l’économie au cœur de l’interprofession »
Éric Richard, jusque-là président du collège producteur, assure désormais la présidence du CRIEL Alpes Massif Central par intérim, suite à la démission de Florent Kaplon. L’éleveur altiligérien estime que l’interprofession doit rester un lieu puissant de travail et de dialogue.
Éric Richard, jusque-là président du collège producteur, assure désormais la présidence du CRIEL Alpes Massif Central par intérim, suite à la démission de Florent Kaplon. L’éleveur altiligérien estime que l’interprofession doit rester un lieu puissant de travail et de dialogue.
Pourquoi les travaux au sein de l'interprofession laitière Alpes Massif central sont-ils bloqués ?
L’assemblée générale du Criel Alpes Massif central s’est tenue, vendredi 19 juin, en visio, alors que les travaux au sein de l’interprofession sont bloqués depuis plusieurs mois déjà.
Éric Richard : L’an dernier, lors d’un conseil d’administration du Criel, l’ensemble des collèges avait validé le principe d’un travail autour de la matière utile du lait (matière grasse et matière protéique). Or, quelques semaines plus tard, le collège des industriels (Fnil) est revenu sur son accord. Nous, collège des producteurs, avons vécu cela comme une atteinte au travail collectif. De réunions en médiations, nous sommes restés dans l’impasse jusqu’à la démission du président du Criel, Florent Kaplon¹, en mai dernier. Depuis, lors d’un bureau extraordinaire réunissant les différents collèges et le président démissionnaire, j’ai été nommé président du Criel au bénéfice de l’âge.
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Eric Richard, producteur de lait en Haute-Loire, président par intérim du Criel Alpes Massif central
Éric Richard : J’ai accepté car d’une part il est indispensable de gérer les affaires courantes. D’autre part, je crois profondément en une filière laitière qui crée de la valeur et qui la partage entre tous ses maillons.
Dans cet esprit, le collège des producteurs va présenter prochainement une feuille de route avec l’ambition de remettre l’économie au cœur de l’interprofession. Si au sein de certains collèges, certaines entreprises ne veulent pas travailler en interprofession, il faudra les isoler.
Jusqu’à il y a peu, nous exportions 40 % de notre lait, notamment à travers les fromages, sauf qu’aujourd’hui on importe presque autant en valeur. Il y a actuellement un vrai enjeu autour de la protéine sérique. Nos amis allemands disposent des outils techniques pour la valoriser, pas nous.
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Allons nous continuer de regarder le train passer sans monter dedans collectivement. Pour nous, l’enjeu est de sortir l’interprofession du statu quo en travaillant avec ceux qui veulent réellement travailler au service de la filière laitière.
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1. Florent Kaplon reste néanmoins président de son collège, représentant les entreprises de transformations privées (FNIL).