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É.on, chance ou menace pour la châtaigneraie cévenole ?

Une dizaine d'associations ont appelé à manifester à Florac, jeudi 16 octobre, contre É.on et son projet de centrale de biomasse à Gardanne. Manifestants et PNC ont échangé sur un projet qui divise.

© Marie-Pascale Vincent

Suite à un appel d'offres lancé par l'État en juillet 2012, É.on premier fournisseur d'électricité et de gaz en Europe a été choisi pour convertir la partie de la centrale de Gardanne qui fonctionne au charbon et aux cokes de pétrole en une unité de production d'électricité, à partir de la biomasse. Près 450 000 tonnes de bois seront récoltées dans un rayon de 400 km autour de Gardanne pour approvisionner la centrale, les Cévennes sont donc concernées. Le plus gros projet énergétique biomasse engagé à ce jour en France suscite des polémiques, ici comme à Gardanne.
Près de deux cents personnes mobilisées contre É.on se sont rassemblées à Florac à l'appel des collectifs SOS forêt et d'une dizaine associations. « Il s'agit d'une opération de spéculation, pas de développement durable. Le bois énergie doit rester un sous produit de la forêt. Faire de l'électricité à partir de la biomasse est incompatible avec le plan climat », lance Christian Sunt pour le collectif SOS forêts en Cévennes. Les collectifs s'inquiètent aussi des conséquences d'un tel projet, sur les forêts cévenoles.

La suite dans le Réveil Lozère, page 6, édition du 30 octobre 2014.

Point de vue

La chambre d'agriculture, comme le PNC et en lien avec le CRPF, étudie en détail ce projet. À quelles conditions la démarche É.on peut-elle générer de la valeur ajoutée sur le territoire des Cévennes souffrant de contraintes pour sortir les bois et d'un morcellement de la propriété contrariant les projets de gestion sylvicole ? Comment ce projet peut-il être complémentaire de la châtaigneraie fruitière ? Autant de questions soulevées par l'organisme consulaire qui reste vigilant, quant à la prise en compte des enjeux sur chaque territoire.

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