Emploi agricole : La section lozérienne de Sodiaal en réflexion
Mercredi 28 janvier, la section lozérienne de Sodiaal s'est réunie au Chastel-Nouvel pour débattre de l'emploi laitier, et comment améliorer l'aide apportée par la main-d'œuvre agricole sur les exploitations. Une réunion organisée en collaboration avec Areal et le service de remplacement, dont le président Romain Gras, éleveur laitier par ailleurs, était présent.
Mercredi 28 janvier, la section lozérienne de Sodiaal s'est réunie au Chastel-Nouvel pour débattre de l'emploi laitier, et comment améliorer l'aide apportée par la main-d'œuvre agricole sur les exploitations. Une réunion organisée en collaboration avec Areal et le service de remplacement, dont le président Romain Gras, éleveur laitier par ailleurs, était présent.
« C'est une première », s'est réjoui Sébastien Durand, président de la section Tarn-Aveyron-Lozère pour Sodiaal. Une première d'avoir réuni des agriculteurs d'une même production autour d'une question centrale : la main-d'œuvre salariale, et comment l'utiliser ? Pour les aider dans leur réflexion, les chargés de mission du service de remplacement et celui des groupements d'employeurs de Lozère sont venus présenter leurs structures et les services qu'ils peuvent rendre.
L'idée sous-jacente de ces réunions serait de « trouver un ou plusieurs salariés réguliers et formés, qui puissent intervenir sur les fermes laitières de Lozère ». Mais, il reste important de « quantifier les besoins réels avant de lancer un recrutement ».
Beaucoup d'agriculteurs se retrouvent de plus en plus seuls sur leurs fermes, courant d'une tâche à l'autre sans jamais prendre le temps de souffler. Le tout, 365 jours par an, et avec l'astreinte de la traite deux fois par jour.
Les éleveurs seraient donc ravis de pouvoir compter sur une aide, précieuse, encore faut-il qu'elle soit correctement formée. La réunion de ce mercredi 29 janvier a donc servi de première étape dans la réflexion sur ce dont les agriculteurs ont besoin sur leurs fermes, et quel type de main-d'œuvre.
Un travail largement inspiré par celui de l'AOP Laguiole, qui il y a quelques années, avait décidé de créer un groupement d'employeurs au sein de ses producteurs, dédié au travail sur les exploitations de ses éleveurs.
Le service de remplacement, créé en 1974 en Lozère, permet aux agriculteurs adhérents de bénéficier de remplacements en cas d'absence voulue ou subie. La vocation du service de remplacement est de remplacer sur du ponctuel, contrairement au groupement d'employeurs qui se constitue dans la durée. Le service de remplacement emploie actuellement 10 salariés en CDI temps plein et entre 30 à 50 salariés en CDD qui tournent sur le département selon les besoins.
Areal, créé en 2017, propose un service de groupement d'employeurs. L'adhésion coûte 50€ par exploitation plus 250€ de droits d'entrée dans un groupe, ces derniers étant restitués en cas de sortie. Les deux structures pratiquent la mise à disposition auprès des adhérents avec gestion administrative complète, pour soulager les éleveurs.
Quelle main-d'œuvre ?
Les éleveurs présents à cette première matinée de travail ont notamment pu discuter des besoins spécifiques en main-d'œuvre pour la traite, soulignant la nécessité d'avoir des salariés qualifiés capables de remplacer l'agriculteur de manière autonome.
La question de la formation des salariés a aussi longuement été abordée, notamment pour la traite où la qualité du lait et la détection des mammites sont cruciales.
Les éleveurs ont, par ailleurs, proposé de créer des groupes par secteur géographique pour mutualiser les besoins en main-d'œuvre, particulièrement pour la traite matin et soir. L'idée serait de quantifier les besoins réels avant de lancer un recrutement, en tenant compte des contraintes horaires et de qualification.
« Il y a des difficultés de recrutement en Lozère mais si on n'essaie pas, on ne peut pas avoir de résultat », ont encouragé les organisateurs de la réunion. La discussion a aussi porté sur la difficulté de quantifier précisément les besoins en main-d'œuvre, particulièrement pour les vacances et week-ends. L'idée de commencer par des besoins limités (exemple : 2 traites du soir par semaine) pour ensuite évoluer selon les résultats est proposée.
Prochaine étape : L'organisation de réunions par secteur pourrait permettre de mieux cerner les besoins locaux et créer des groupes cohérents. L'objectif est de « passer du théorique au concret avec des solutions adaptées aux besoins locaux », concluent les organisateurs.