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Elevage : Vaccin FCO et PCR négative ne sont plus exigés pour exporter les broutards vers l'Italie

Les négociations de la Fédération nationale bovine avec les opérateurs et abatteurs italiens ont permis un assouplissement des règles d'exportation des animaux pour la FCO.

Les règles sanitaires d'export vers l'Italie concernant la FCO ont évolué.
© SC

Pourquoi le travail main dans la main entre éleveurs français et italiens a porté ses fruits ?

« Depuis que l'Espagne a pris la décision de lever l'obligation de vaccination ou de PCR négative pour la FCO, on était en contact permanent avec les représentants des opérateurs et des abatteurs italiens auxquels nous avons simplement expliqué qu'ils auraient des difficultés importantes à obtenir des animaux à engraisser si le protocole sanitaire en vigueur n'était pas assoupli chez eux aussi », retrace Patrick Bénézit, président de la Fédération nationale bovine.

Depuis le 27 mars, les règles sanitaires relatives à la FCO pour l'export d'animaux vivants vers l'Italie ont changé 

Message reçu cinq sur cinq par les opérateurs transalpins qui ont à leur tour convaincu les autorités sanitaires italiennes d'emboîter le pas de l'Espagne. Jeudi 27 mars, l'annonce a donc été faite de cet assouplissement des règles sanitaires concernant la FCO qui enlève un grand poids et une charge économique du dos des éleveurs naisseurs : vaccin et PCR négative ne sont donc plus exigés pour exporter les broutards vers l'Italie (hormis vers deux petites régions autonomes de Bolzano et Frioul-Vénétie Julienne).

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Les éleveurs français souhaitent que la levée de l'obligation de vaccination ou de PCR négative s'applique aussi pour la MHE

« On espère maintenant que la MHE suivra la même voie », poursuit Patrick Bénézit. Non sans préciser que les décisions italiennes et espagnoles vont libérer des doses vaccinales contre les sérotypes 8 et 3 de la FCO contre lesquels la Fédération nationale bovine appelle les éleveurs à vacciner leur cheptel de souche.

Eleveurs, c'est le moment de vacciner 

En prévenant : « On aura bien du mal à aller chercher de l'argent pour les dégâts de la FCO-8, de la FCO-3 et même de la MHE l'été prochain si les éleveurs n'ont pas vacciné. » 

Cette avancée majeure doit être suivie d'autres, milite le responsable de la FNB. Cette dernière plaide en effet pour que les autres pays européens prennent des dispositions similaires ou, a minima, qu'ils acceptent des animaux sous condition de PCR et avec un vaccin sous ATU (autorisation temporaire d'utilisation) à l'instar de ce que viennent d'accepter la Belgique et les Pays-Bas. « Cela permettrait de fluidifier encore davantage les marchés », appuie Patrick Bénézit.

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