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Consommation
Deux ans de baisse de la consommation de viande en France

Dans une étude Agreste publiée le 2 janvier, les experts ont annoncé que la consommation de viandes en 2013 a diminué. Les prix, eux, ont augmenté.

© Agreste

Si la consommation de viande avait marqué une reprise en 2010, ce n’est plus le cas depuis 2011. Et 2013 n’échappe pas au repli : selon une étude Agreste publiée le 2 janvier, « la consommation française de viande a très légèrement baissé sur un an ». Cette tendance est principalement portée par une baisse de 2,1 % de la consommation de viande bovine et de 3,3 % de viande ovine. Il existe néanmoins des contrastes entre les filières. La consommation de viande porcine, elle, a légèrement augmenté en 2012 (+0,5 %) et en 2013 (+0,2 %). Quant à la viande de volailles, les experts d’Agreste notent que « sur un an, la consommation de poulet a augmenté de 2,8 % en 2012, puis de 1 % en 2013 sur les trois premiers trimestres ». Elle est même au-dessus de la consommation de viande bovine depuis 2011. « Cela n’était arrivé dans le passé qu’en 2001, alors que la consommation de viande bovine était affectée par la crise de l’ESB (encéphalopathie spongiforme bovine) », analyse l’étude. Ainsi en 2013, sur les neuf premiers mois de l’année, 1,2 million de tonnes de viande bovine ont été consommées contre 1,3 million de tonnes de viande de poulet. Si le poulet s’en sort avec brio, ce n’est pas le cas de la dinde. Le constat est plus inquiétant dans cette filière. L’étude Agreste relève une baisse de 2,5 % de la consommation de cette viande en 2013 après une hausse de 4 % en 2012.
La baisse globale en volume de la consommation de viande en France en 2013 s’est accompagnée de prix à la consommation élevés « pour toutes les viandes de boucherie et de volailles, dans le contexte d’offre réduite en France et dans l’Union européenne ». Sur les trois premiers trimestres 2013, les prix à la consommation des viandes ont augmenté de 3 %. Cette tendance s’inscrit dans la continuité de 2012 et 2011, année également marqué par une hausse des prix à la consommation (respectivement +3 % et +2,6 %).

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