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Irrigation 2026 dans le Puy-de-Dôme : perspectives, projets et attentes des irrigants

Lors de l’Assemblée générale du syndicat des irrigants individuels, tenue le 2 février dernier, les participants ont pu échanger sur les dernières actualités syndicales et celles concernant l’énergie.

© FNSEA63

Le syndicat des irrigants individuels, affilié à la FNSEA du Puy-de-Dôme a tenu son assemblée générale le 2 février dernier. Point sur l’année écoulée, perspectives, information sur les coûts de l’énergie et avancées syndicales étaient à l’ordre du jour.

Préserver la capacité de Naussac


L’axe Allier a subi des restrictions à compter du 12 août 2025 malgré un niveau de remplissage de Naussac à 78 % et le vote défavorable de la profession. Ludmilla Deshayes, conseillère irrigation à la Chambre d’Agriculture, a relaté les explications concernant le modèle utilisé pour prévoir le vidage du barrage de Naussac

le modèle est robuste, mais les interprétations sont toujours faites avec pessimisme, donc cela peut entraîner, comme cette année, des restrictions malgré une hauteur suffisante du barrage». 

Réponse unanime de la salle: « c’est qu’il manque de capacité de stockage qu’on en arrive à cela ! ». Pour limiter l’occurrence de ces restrictions, la Chambre d’agriculture et les représentants de la profession défendent la possibilité de faire diminuer le débit d’objectif à Gien et à Vic-le-Comte, afin de limiter la vidange du barrage en période estivale. En Haute-Loire, l’abaissement des niveaux des prélèvements pour l’eau potable est également étudié pour rejoindre le même objectif.

Les perspectives d'irrigation pour 2026


Le Coderst aura lieu à la mi-mars pour l’instruction des demandes de prélèvements des irrigants individuels. L’arrêté préfectoral consécutif est prévu pour une publication au 1er avril 2026. Les demandes de cette année correspondent à « l’enveloppe » prévue, une partie de volume reste même disponible. 

Sur l’axe Allier, les demandes sur la 1ère période sont de 440 471 m3, sur la seconde période à compter du 1er juin : 1 955 000 m3, avec 5 nouveaux irrigants sur l’ensemble des cours d’eau

Les projets envisagés sur le département ont été partagés, avec un enjeu : la mobilisation de la profession et l’anticipation des années à venir.

À lire aussi : Annie Genevard détaille le budget agricole et annonce la simplification des tirs sur le loup

Sur l’électricité, pas de mauvaises nouvelles !


M. Boulet, Animateur des fédérations et syndicats professionnels chez EDF, explique que les tarifs d’acheminement et les taxes d’accises sont en évolution. En revanche, le prix du Mwh est aux alentours des 50 € « grâce au fonctionnement à 95 % du parc nucléaire » et annoncé comme plutôt stable avec une « nouvelle mécanique de bouclier tarifaire » au-delà de 70€/MWh. Une nouvelle offre correspondant aux irrigants sera lancée courant de cette année, avec une tarification moins segmentée et des heures super creuses l’été, pour les puissances souscrites de 37 à 250 kVa

Je me tiens à votre disposition pour faire des bilans annuels pour adapter la puissance et le contrat souscrit, ainsi qu’étudier la possibilité d’exonération de l’accise ce qui peut permettre une économie de 19€/Mwh » a-t-il conclu.

Des acquis syndicaux non négligeables


Baptiste Arnaud, président du syndicat rappelle que le travail syndical du réseau FNSEA laisse entrevoir « de nouvelles perspectives même si nos attentes sont encore fortes auprès des législateurs ». La Loi d’Orientation Agricole reconnait désormais le caractère d’intérêt général majeur, ce qui peut s’opposer à d’autres droits, et que toute étude de volumes prélevables engagée, révisée ou adoptée postérieurement au 13 août 2025 par les commissions locales de l’eau doit intégrer l’analyse socio-économique ! « Un changement de logiciel malgré tout qui doit se traduire localement dans les agences et comités ! », conclut-il.

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