Annie Genevard détaille le budget agricole et annonce la simplification des tirs sur le loup
La ministre de l'Agriculture a profité du Congrès de la FNB et de sa visite dans le Puy-de-Dôme pour faire plusieurs annonces, à commencer par le vote du budget de 300 millions d'euros contenant plusieurs aides structurelles et conjoncturelles avec un volet dédié à l'élevage bovin.
La ministre de l'Agriculture a profité du Congrès de la FNB et de sa visite dans le Puy-de-Dôme pour faire plusieurs annonces, à commencer par le vote du budget de 300 millions d'euros contenant plusieurs aides structurelles et conjoncturelles avec un volet dédié à l'élevage bovin.
Quelles annonces ont été faites par la ministre de l'agriculture, Annie Genevard ?
La visite dans le Puy-de-Dôme dans le cadre du Congrès de la FNB de Annie Genevard était aussi sa première sortie depuis le vote du budget.
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300 millions d'euros alloués à l'agriculture
Lors d'un temps d'échange avec la presse en Préfecture, la ministre de l'Agriculture a dévoilé ce qui se cache derrière les 300 millions d'euros alloués à l'agriculture français.
En plus des aides dédiées à l'élevage bovin (lire par ailleurs), la ministre a annoncé un volet d'aides structurelles de 130 millions d'euros pour la filière viticole.
Celles-ci ont principalement pour objectif de soutenir les viticulteurs ayant recours à l'arrachage. « Nous devons limiter la surproduction qui fait baisser les prix » explique-t-elle.
Le fonds hydraulique, soutenant les projets de stockage de l'eau, se voit conforté avec un triplement de sa dotation. « Il concerne toutes les régions concernées, soit parce que l'eau est abondante soit pas suffisamment. »
30 millions d'aides sont dédiées à la souveraineté alimentaire sur les filières protéines, fruits et légumes.
La ministre a également évoqué les aides conjoncturelles à hauteur de 40 millions d'euros pour soutenir les grandes cultures. Formalisé le 29 janvier dernier, ce fonds est doté de 35 millions d’euros sous forme d’aides de trésorerie et d’une prise en charge des cotisations sociales à hauteur de 5 millions d’euros.
La filière fait face à une crise très grave d'augmentation du coût de production et de diminution des prix de vente.
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ICPE : allègement des procédures pour moderniser les bâtiments d’élevage
Concernant les ICPE (Installations classées pour la protection de l'environnement), la ministre confirme que les procédures seront allégées. Deux arrêtés ont déjà été adoptés pour faciliter l’agrandissement et la modernisation des bâtiments d’élevage, avec un passage de l’autorisation à la déclaration.
« Ce régime d'installation classée pour l'environnement qui concerne les bâtiments d'élevage va être modifié pour permettre d'augmenter le nombre d'animaux, sans tomber dans les mégas installations industrielles telles que nous observons ailleurs dans le monde mais en restant quand même dans des proportions raisonnables. La prochaine étape c'est sortir les élevages de la directive ICPE » détaille Annie Genevard.
D'autres simplifications sont également attendues, dans des textes en cours d'examen au Parlement.
Sur les aides PAC, il est très important d'être dans la régularité, la ponctualité et la transparence des paiements des aides de la politique agricole et économique.
Le paiement du solde de l'aide bovine s'élève à 208 millions d'euros pour 120 500 éleveurs devrait être déployée vers la mi-février.
La télédéclaration pour les aides bovines ainsi que l'aide aux veaux sous la mère et aux veaux issus de l'agriculture biologique, accessible depuis 1er janvier, sera ouverte jusqu'au 15 mai.
Loup : une simplification des règles de tir à venir « avant le salon » de Paris
La ministre a également évoqué le sujet de la prédation et plus particulièrement de la gestion du loup. Face à la recrudescence des attaques, plus de 4 500 attaques (dont 10 % sur bovin) partout en France pour 13 000 animaux tués et aux difficultés de protéger les troupeaux, Annie Genevard annonce l'augmentation du plafond de tir mais surtout une simplification des règles de tirs « avant le salon » (SIA NDLR).
Je souhaite que l'on permette d’envoyer plus facilement la brigade de l'OFB auprès d'élevages, même s'ils ne sont pas encore protégés. Nous devons pouvoir passer d'une logique d'autorisation à une logique de déclaration.
Enfin, concernant le système assurantiel de gestion des risques, décrié par une partie de la profession pour ces bugs répétés. La ministre reconnaît qu'il doit « être l'objet d'améliorations sur le plan technique » mais rappelle qu'il a été « validé par la profession » et que « la loi Duplomb apporte un certain nombre d'améliorations ».
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