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Des laitières sur le terrain de foot à Ségur-les-Villas

Ce samedi 23 août, le comice du Haut-Cantal réunit les éleveurs laitiers des cantons de Murat, Allanche, Condat et Riom pour une journée placée sous le signe de la convivialité.

Jérôme Cuzol et sa compagne Laura dans les estives au-dessus de Ségur-les-Villas. Les laitières sont traites en plein air. L’éleveur participera pour la première fois au comice du Haut Cantal.
© Apap

Depuis qu’il existe, le comice laitier du Haut Cantal n’a cessé de tourner sur les quatre cantons d’Allanche, Murat, Condat et Riom. Annulé l’année dernière en raison de l’épidémie de FCO, il se tient pour la première fois à Ségur-les-Villas ce samedi 23 août, sur le terrain de foot derrière l’église. Un emplacement de choix selon les organisateurs avec la salle polyvalente à proximité et la Départementale juste à côté. 

On veut montrer que dans le Cantal, le rameau laitier est toujours dynamique" David Beyssière

La manifestation restera par ailleurs fidèle à l’état d’esprit qu’elle a toujours défendu : “Permettre à tous les éleveurs de passer un bon moment, réunir les passionnés et montrer que dans le Cantal, le rameau laitier est toujours dynamique, en dépit du contexte sanitaire lié à la dermatose et des aléas climatiques”, résume David Besseyre.

Comice : réunir les passionnés

Le président du comice se félicite de voir arriver depuis 6-7 ans des jeunes motivés et investis, comme Jérôme Cuzol. Ce jeune éleveur installé depuis janvier 2022 à Villas de Ségur-les-Villas va participer au comice pour la troisième fois avec deux montbéliarde primipares. Quand il a repris l’exploitation paternelle, elle comptait une vingtaine de laitières et 40 salers mais l’éleveur a choisi de réorienter la production vers le lait. Son cheptel se compose aujourd’hui de 49 montbéliarde et d’une douzaine de salers sur 109 hectares tout en herbe. Il livre près de 300 000 litres par an en AOP saint-nectaire à Wächli et, pour revaloriser les terres des montagnes éloignées du siège d’exploitation et récolter un maximum de fourrage en bas, il trait en plein air d’avril à novembre, à 1 200 m d’altitude. “J’ai toujours eu cette passion du lait et j’aime traire”, confie l’éleveur, qui travaille aussi sur son troupeau en race pure pour améliorer la génétique. 

Lire aussi /Comice de Val d'Arcomie

Des vaches "entraînées" pour le comice

En prévision du comice, Jérôme Cuzol a entraîné ses vaches deux fois par jour à marcher au licol, puis il les a descendu au bâtiment quelques jours avant le jour J pour les tondre et les laver… avant de les remonter à la montagne, traite oblige. 

De sacrées contraintes diront certains, mais pas pour Jérôme, secondé par sa compagne Laura, qui se réjouit de sa participation au comice. “En lait, je débute mais je participe déjà depuis des années au comice salers à Allanche, raconte-t-il. C’est par passion, ça fait passer un bon moment et ça permet de se situer par rapport aux autres.” Le podium compte moins que le fait de participer. “On est là pour accueillir les jeunes et tout le monde va dans ce sens, complète David Besseyre. Les comices, c’est le B.A-BA des concours pour démarrer avant de viser plus haut, Cournon, Paris… C’est une bonne méthode pour évoluer dans la génétique et la qualité des animaux.”

Progresser en génétique

Dans une ambiance bon enfant, les débutants côtoient les plus aguerris car, comme le signale David Besseyre, “au dernier National (celui de 2024, NDLR), dans les lots d’ensemble départementaux, on a fini quatrième. La montbéliarde est donc bien représentée et il y a moyen de se mesurer à des animaux d’élite dans les comices.”
 

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