Chasse : une saison prometteuse s'annonce dans le Puy-de-Dôme
La saison 2026-2027 s’ouvre dans un contexte climatique marqué par la canicule et la sécheresse. Malgré ces conditions, les populations de gibier semblent avoir bien résisté et les chasseurs restent au rendez-vous.
La saison 2026-2027 s’ouvre dans un contexte climatique marqué par la canicule et la sécheresse. Malgré ces conditions, les populations de gibier semblent avoir bien résisté et les chasseurs restent au rendez-vous.
Le dimanche 13 septembre marquera l’ouverture générale de la chasse dans le Puy-de-Dôme. Les sangliers, eux, sont déjà dans le viseur des chasseurs depuis le 15 août, avec la possibilité, sur demande, de les tirer à l’affût ou à l’approche depuis le 1er juin.
Cette année, une nouveauté vient compléter le dispositif : la chasse du sanglier est désormais possible le mercredi.
Pour le brocard, le tir est également autorisé depuis le 1er juin, comme les années précédentes.
Sécheresse et canicule : un impact non négligeable sur la faune sauvage
Cette nouvelle campagne démarre dans un contexte météorologique particulier. La forte chaleur et la sécheresse de cet été ont modifié le comportement des animaux, « sans toutefois provoquer de baisse notable des effectifs » indique Dominique Busson, président de la Fédération départementale des chasseurs du Puy-de-Dôme. Les sangliers ont notamment recherché les secteurs les plus frais et ombragés, autour des points d’eau et des rivières. Un comportement qui n’est pas sans conséquence pour les cultures, puisque ces zones ont concentré une partie des dégâts.
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Des populations de gibier plutôt préservées malgré la sécheresse
« Le grand gibier n’a pas trop souffert », constate le président.
La création et la restauration de mares, notamment en Limagne, ainsi que l’apport d’eau par les chasseurs ont contribué à maintenir des points d’abreuvement pour la faune.
Côté petit gibier, les observations sont également encourageantes, notamment en Limagne Nord, où une bonne reproduction a été constatée. Le lièvre affiche pour sa part une légère progression, avec une reproduction meilleure que les années précédentes. Une évolution qui doit beaucoup aux mesures prises ces dernières années :
« les plans de chasse ont été volontairement restreints et adaptés aux comptages réalisés au printemps afin de favoriser la remontée des populations » explique Dominique Busson.
Pour les cervidés, les plans de chasse ont au contraire été augmentés. « Il y a beaucoup d’animaux », souligne le président, qui juge la campagne à venir « prometteuse » et placée sous le signe de la stabilité.
Davantage de dégâts de gibier dans les tournesols du Puy-de-Dôme
La sécheresse n’est toutefois pas sans conséquence pour les agriculteurs. Si les dégâts sur le maïs restent importants, particulièrement à proximité des points d’eau, une évolution se dessine cette année : les tournesols semblent davantage ciblés par les sangliers.
On s’interroge sur les raisons de cette situation, qui pourrait être liée à la disponibilité moindre de certaines autres cultures » précise le président de la fédération.
« L’an dernier, les dégâts de gibier avaient représenté moins de 300 000 euros dans le département. Pour cette nouvelle campagne, on s’attend à un montant un peu plus élevé ».
Entre chasseurs et agriculteurs, la coopération semble néanmoins bien installée. La Fédération travaille régulièrement avec la Chambre d’agriculture du Puy-de-Dôme, avec laquelle les échanges sont désormais quasi quotidiens. Une convention permet également d’accompagner les jeunes agriculteurs dans l’obtention du permis de chasser, avec un partage des frais.
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Le permis de chasser ne faiblit pas avec plus 400 demandes
Autre constat de cette rentrée : l’effectif des chasseurs se stabilise. Malgré les fortes chaleurs, les demandes de permis restent nombreuses, et même particulièrement soutenues chez les jeunes. La Fédération compte actuellement plus de 400 demandes et se dit « complètement débordée ». Pour le président, « cette dynamique s’explique notamment par l’attrait pour la nature et par une forme d’émulation entre jeunes et chasseurs ».
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La fédération départementale des chasseurs recherche des estimateurs
La Fédération des chasseurs du Puy-de-Dôme compte actuellement trois estimateurs. Elle souhaiterait porter leur nombre à cinq ou six afin de couvrir l’ensemble du département.
L’estimateur intervient sur le terrain à la demande, pour évaluer les dégâts de gibier. La mission nécessite une formation et un examen, mis en place par la Fédération nationale. Les estimateurs sont ensuite agréés par la préfète, au sein de la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage.
Les nouveaux venus sont accompagnés au démarrage et interviennent d’abord en doublon avec un estimateur expérimenté. Des moyens modernes sont également utilisés pour réaliser les constats, avec notamment la perspective du recours prochain au drone.
Les frais kilométriques sont pris en charge et une indemnité est prévue.
Si vous êtes intéressé(e) : transmettez votre CV à la Fédération.