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« + 15 % de sangliers abattus », les chasseurs du Puy-de-Dôme se préparent à l’ouverture de la chasse le mercredi

Avec +15 % de sangliers abattus en un an, la saison 2025-2026 confirme l’essor de l'espèce dans le Puy-de-Dôme. Les chasseurs se préparent à l’ouverture de la chasse au sanglier le mercredi, jusque-là interdite pour réguler davantage l'espèce.

La douceur hivernale profite à la prolifération des sangliers.
La douceur hivernale profite à la prolifération des sangliers.
© WildMedia - stock.adobe

La saison de chasse 2025-2026 dans le Puy-de-Dôme restera dans les mémoires comme une année exceptionnelle. Avec 6 451 animaux prélevés, soit une hausse de 15 % par rapport à la saison précédente, le département n’échappe pas à la tendance nationale d’une explosion de la population de sanglier. Depuis quelques années, le développement de l’espèce est porté par la douceur hivernale et l’abondance de nourriture. « Les femelles sont plus prolifiques, et les petits survivent mieux », explique Dominique Busson, président de la fédération des chasseurs du Puy-de-Dôme

« C’est une population qui augmente inexorablement, favorisée par le changement climatique ».

Des dégâts de gibier stables sur les parcelles agricoles 

Malgré cet essor, le Puy-de-Dôme ne fait pas partie des départements les plus touchés en France. « Dans le Var, ce sont 24 000 sangliers qui sont abattus chaque année. C’est fou ! »

Côté dégâts agricoles, la situation reste « sous contrôle » dans le Puy-de-Dôme, avec « 280 000 € de préjudices et 300 dossiers déposés », précise le président des chasseurs. Ce résultat encourageant est le fruit de l’étroite collaboration entre les chasseurs et les agriculteurs

« Nous sommes dans un territoire où le dialogue n’est pas rompu, bien au contraire. Nous travaillons de concert. » 

Ces dégâts ne sont pas tous à imputer aux sangliers.

À lire aussi : Lilian Bonnabry, portrait d'un jeune agriculteur en quête d’excellence 

Cerfs, chevreuils et autres : un bilan plus contrasté des effectifs dans le Puy-de-Dôme

Si le sanglier domine les statistiques, les prélèvements sur d’autres espèces affichent une stabilité : 615 cerfs (en hausse depuis trois ans), 102 mouflons, 115 chamois et 7 169 chevreuils.

L’unique exception reste le lièvre. Alors que ses effectifs semblaient augmenter ou, a minima, se stabiliser dans la plaine de la Limagne, les chasseurs ont observé une baisse en 2025

« Les récents comptages printaniers laissent toutefois entrevoir une amélioration. Les conditions météo des prochains mois seront déterminantes », précise Dominique Busson.

 

Une communauté de chasseurs dynamique et des nouveautés pour 2026 dans le Puy-de-Dôme

Avec 10 500 chasseurs, « un effectif stable, contrairement à d’autres départements où les rangs se sont clairsemés », le Puy-de-Dôme fait figure d’exception. 280 nouveaux permis ont été délivrés en 2026 sur 350 candidats, preuve que la chasse continue de séduire. Dominique Busson se dit « très satisfait » de cette stabilité, mais le président confie : 

« L’augmentation des populations de sangliers demande de chasser toute l’année pour réguler l’espèce (...). On commence à s’essouffler. » 

Bien qu’indispensable dans la gestion de la faune sauvage, la chasse reste avant tout un loisir.

Les chasseurs du Puy-de-Dôme n’attendent plus l’ouverture générale de la chasse, fixée au 13 septembre 2026, pour prélever des sangliers. La chasse à l’affût et à l’approche débutera dès le 1er juin, puis la chasse au sanglier rouvrira le 15 août, comme chaque année. 

« On chasse toute l’année, du 1er juin au 28 mars. En mars 2026, on a même prélevé 50 sangliers. »

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Pas d’accident de chasse dans le Puy-de-Dôme en 2025

Côté sécurité, la saison 2025-2026 a été exemplaire. La fédération n’a eu à déplorer aucun accident de chasse.

Enfin, 2026 apporte son lot de bonnes nouvelles. Le président annonce qu’il n’y aura pas d’augmentation du prix du bracelet, ni du permis de chasse, et même une diminution du tarif pour le bracelet pour le daim.

C’est toutefois l’ouverture de la chasse au sanglier le mercredi qui va marquer les esprits. 

« La préfète devrait signer prochainement l’arrêté », précise Dominique Busson.

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