Bastien Delrieu : la relation adhérents pour moteur
Depuis deux ans, Bastien Delrieu est le chauffeur et le visage de la Cuma Déchiq’bois dans le Cantal. Un métier qu’il a découvert et qu’il apprécie pour son autonomie et les échanges enrichissants avec les adhérents.
Depuis deux ans, Bastien Delrieu est le chauffeur et le visage de la Cuma Déchiq’bois dans le Cantal. Un métier qu’il a découvert et qu’il apprécie pour son autonomie et les échanges enrichissants avec les adhérents.
À25 ans, Bastien Delrieu est chauffeur, un intitulé qui dépasse largement la mission de conducteur d’engin. Depuis bientôt deux ans, le jeune homme originaire de Vitrac est en effet chauffeur pour la Cuma départementale Déchiq’bois, la seule du Cantal à assurer la réalisation de plaquettes bois énergie, une prestation auprès de plus de 300 adhérents essentiellement du département mais aussi des bordures lotoises, corréziennes et aveyronnaises.
J’ai dû apprendre vite et sur le tas, mais finalement j’ai préféré...”
Fils d’éleveur allaitant, après son bac pro CGEA, Bastien Delrieu s’est tourné vers un BTS technico-commercial en agrofourniture (lycée de La Roque à Rodez), une formation en alternance chez les établissements Monreysse avec la volonté de conserver un lien avec le milieu agricole. Il est ensuite recruté comme magasinier chez Défi-Mat, autre concessionnaire de machinisme agricole, avant de croiser, par hasard, la route de Didier Lacoste, président de la Cuma Déchiq’bois. “Mon père cherchait un taureau, je lui ai proposé de contacter le Gaec des Estives, étant très copain avec le fils de M. Lacoste. Quand on est allé chercher le taureau, Didier m’a proposé le poste de chauffeur, qui était vacant”, relate le jeune homme.
Une opportunité qu’il n’a pas hésité à saisir, lui en quête de changement, même sans expérience en la matière. Et les débuts ont été pour le moins intenses. “Le second chauffeur étant parti à ce moment-là, j’ai dû apprendre vite et sur le tas, mais finalement j’ai préféré...”, indique Bastien Delrieu, recruté en CDI (contrat annualisé).
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Chauffeur : autonomie et planification
Il prend ses marques et son autonomie, une des caractéristiques du poste : “Je planifie les chantiers en optimisant les déplacements en fonction des demandes des adhérents, sachant qu’une tournée peut s’étaler sur plusieurs jours”, explique-t-il. Dans ces cas-là, l’ensemble - tracteur-broyeur et remorque - est laissé sur le secteur, Bastien disposant de sa voiture de fonction pour rentrer chez lui. Les journées peuvent être longues et chargées - “On sait quand on part, jamais quand on rentre” - mais le chauffeur bénéficie d’une souplesse dans son organisation. “Ce travail demande énormément de sérieux, d’autonomie et d’organisation", appuie-t-il.
Il faut faire preuve de caractère avec de la pédagogie car on ne peut pas être partout à la fois.”
Des qualités que cochent Bastien, comme le confirme son employeur, Didier Lacoste. “C’est quelqu’un à l’écoute, arrangeant, poli et soigneux.” Bastien prend en effet grand soin du matériel qui lui est confié (un ensemble avoisine les 800 000 euros). C’est lui qui en assure l’entretien courant. “Je m’occupe du tracteur et du broyeur comme si c’étaient les miens et pour l’achat des fournitures, je fais comme si c’était mon argent”, fait valoir le jeune chauffeur, qui apprécie également la relation de confiance tissée avec le président de la Cuma.
Un métier à la croisée de l’agriculture et de la forêt
Outre l’autonomie et la qualité des engins qu’il conduit, ce à quoi Bastien Delrieu est le plus attaché, c’est la relation avec les adhérents, agriculteurs, coopératives, collectivités, particuliers... : “J’aime beaucoup le contact avec les gens, pouvoir échanger avec eux, que ce soit dans le domaine agricole ou forestier, cela me permet de découvrir différentes techniques et d’apprendre beaucoup de choses dans le secteur de la forêt que je ne connaissais pas vraiment et que je trouve très intéressant.”
La Cuma Déchiq’bois est sollicitée pour broyer du bois à destination de plusieurs chaufferies bois (ACB réseau chaleur bois à Aurillac, Vic-sur-Cère, Decazeville, Biars) par le biais de la coopérative Unisylva et des transports Touyre.