Aller au contenu principal

Apprentissage : quelles sont les nouvelles règles de financement ?

Depuis le 1er juillet 2025, deux nouvelles mesures s'appliquent pour les employeurs, tandis que depuis le 1er septembre, les modalités d'accompagnement des tuteurs et maîtres d'apprentissage ont évolué pour le secteur agricole et agroalimentaire.

Depuis le 1er juillet 2025, la prise en charge du contrat d’apprentissage est proratisée en fonction du nombre de jours de formation.
Depuis le 1er juillet 2025, la prise en charge du contrat d’apprentissage est proratisée en fonction du nombre de jours de formation.
© Freepik

Contrats d'apprentissages : quelles sont les nouveautés ?

Concrètement pour les employeurs, deux nouvelles mesures s’appliquent depuis le 1er juillet 2025, entraînant un reste à charge selon le niveau de certification visé. Ainsi, les employeurs doivent verser une participation de 750 € pour chaque contrat d’apprentissage visant un diplôme ou titre professionnel de niveau 6 ou 7 (équivalent Bac + 3 et plus). Cette somme sera facturée par le CFA après la période probatoire de 45 jours de présence effective de l’apprenti en entreprise (jours consécutifs ou non). La participation de l’entreprise, qu’elle soit recouvrée ou non par le CFA, est déduite de la première échéance versée par OCAPIAT (Opérateur de Compétences pour la Coopération agricole, l'Agriculture, la Pêche, l'Industrie Agroalimentaire et les Territoires) au CFA. Si le contrat est rompu de façon anticipée et qu’un nouvel employeur accueille l’apprenti pour poursuivre la formation sans interruption, la participation est ramenée à 200 €. Cette mesure s’applique en cas de maintien en CFA ou si le contrat est signé le lendemain sans maintien (sans période intermédiaire durant laquelle l’apprenti reste au CFA avec le statut de stagiaire de la formation professionnelle).

Que se passe-t-il en cas de rupture du contrat d'apprentissage ?

En cas de rupture pendant la période probatoire (les 45 premiers jours de présence effective en entreprise), la participation est proratisée à hauteur de 50 % maximum avec un plafond de 750 €. Le calcul se fait selon la durée du contrat qui inclut les jours de travail en entreprise et les jours en formation. Les journées de formation effectuées par l’apprenti en CFA ne sont pas prises en compte pour déterminer la durée de la période probatoire.

Par ailleurs, lorsque la formation est assurée à 80 % ou plus en distanciel, le niveau de prise en charge par OCAPIAT est réduit de 20 %.

Lire aussi Apprentis : un nouveau concours bourbonnais pour les bouchers et cuisiniers

Recrutement d'un apprenti : quels sont les montants d'aides ?

  • Le montant des aides diffère selon l’effectif de l’entreprise, sauf s’il s’agit d’un apprenti en situation de handicap, où le montant de l’aide est de 6 000 € (maximum).
  • Dans les autres cas, pour les entreprises de moins de 250 salariés, l'aide est de 5 000 € maximum, proratisée en fonction du nombre de mois réellement travaillés. Elle est octroyée uniquement pour la 1re année du contrat.
  • Pour les entreprises de 250 salariés et plus, l'aide est fixée à 2 000 € maximum, proratisée en fonction du nombre de mois réellement travaillés.

Une fois la date du 31 décembre 2026 passée, l’Agence des services de paiement (ASP) transmettra à l’entreprise une « attestation sur l’honneur » à remplir afin qu’elle puisse déclarer avoir atteint ou pas ses obligations d’objectifs. L’ASP effectue des contrôles notamment via la DSN, permettant de vérifier la réalisation des objectifs.

Des aides pour les tuteurs et les maîtres d'apprentissage en agriculture

À l'échelle d'Ocapiat, le conseil d'administration a pris plusieurs mesures qui sont entrées en vigueur depuis le 1er septembre dernier.

  • Ainsi, l’aide à la fonction tutorale pour les contrats de professionnalisation sera de 230 euros par mois pendant 5 mois, soit au maximum 1 150 € par demande de prise en charge.
  • Enfin, l’aide à la fonction de maître d’apprentissage pour les contrats d’apprentissage sera de 230 euros par mois pendant 9 mois, soit au maximum 2 070 € par demande de prise en charge.

Téléchargez la nouvelle convention d'apprentissage

Les plus lus

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Les membres du conseil d'administration autour de Vincent Faure, président. Intervention d'Élisabeth Laugais sur le plan filière
Les éleveurs de chevaux de traits de Haute-Loire réunis pour faire le bilan de 2025

Vendredi dernier, à Chaspuzac, sous la houlette de leur président Vincent Faure, les adhérents de l’association des Éleveurs…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière