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Alt. 1886 : les viandes du Massif central

La marque des producteurs du Massif central au Sénat.

De gauche à droite : Philippe Plasse, Christine Valentin, Patrick Bénézit, Jean-Marc Boyer et Benoît Julhes.
De gauche à droite : Philippe Plasse, Christine Valentin, Patrick Bénézit, Jean-Marc Boyer et Benoît Julhes.
© EB

À l’invitation du sénateur puydômois Jean-Marc Boyer, les acteurs de la marque alt. 1886 ont exposé leur démarche de valorisation des viandes du Massif central, mercredi 10 avril, au Sénat, devant un parterre d’élus.

La marque s’offre une visibilité capitale
L’élevage herbager du Massif central et ses artisans œuvrant au quotidien à l’excellence des produits ont été mis à l’honneur, mercredi 10 avril, dans le cadre du prestigieux Palais du Luxembourg. Un rendez-vous initié par le sénateur du Puy-de-Dôme, Jean-Marc Boyer, et auquel ont répondu une cinquantaine de députés, sénateurs, députés européens, maires… Objectif : promouvoir la démarche de valorisation des viandes du Massif central (Valomac), imaginée à l’origine par les éleveurs, très vite rejoints par les acteurs de la transformation (Coop de France Auvergne Rhône-Alpes et Aria notamment). Cette stratégie portée par les acteurs de l’amont et de l’aval devrait se concrétiser dans quelques moins par la mise en marché de barquettes de viandes estampillés « alt. 1886 ». 1886, comme un écho au puy de Sancy, point culminant du Massif central. « Ce travail collectif de filière s’inscrit pleinement dans l’esprit initial des États généraux de l’alimentation », a souligné Patrick Bénézit, président de la Copamac. Autrement dit : être en capacité de rémunérer chaque maillon de la filière à sa juste valeur. « Nous ne pouvons pas continuer à évoluer dans contexte de prix non rémunérateurs avec des attentes sociétales de plus en plus hautes ».

Convaincre les distributeurs
La marque veut cultiver sa singularité en mettant en avant des valeurs et une authenticité que les autres n’ont pas. « L’élevage à l’herbe de races à viande, pratiqués dans le cadre d’une agriculture familiale en plein cœur des grands espaces », voilà un concept qui parle aux consommateurs, selon Benoît Julhes, président de Valomac. C’est résolument, forts de ces allégations que producteurs et transformateurs s’engagent à la conquête des consommateurs. « Nous sommes en ordre de marche. Dans le Massif central, nous avons compris une chose : nous avons de véritables atouts à faire valoir auprès des citoyens et consommateurs et nous sommes plus forts si nous valorisons collectivement ces atouts », s’est félicitée Christine Valentin, présidente du Sidam. Avant de finir dans l’assiette du consommateur, reste une étape décisive à franchir : convaincre les distributeurs du bien-fondé de leur démarche et obtenir une valorisation substantielle des produits, au titre de la qualité et de la prise en compte des coûts de production (ndlr : comme le prévoit d’ailleurs la loi Alimentation). Les responsables se veulent confiants mais réalistes. « Nous allons désormais aborder les aspects commerciaux avec les distributeurs. Il va nous falloir les convaincre de l’utilité et bien-fondé de cette démarche. L’intérêt est là, l’enjeu cela va être de le défendre sur des volumes conséquents », a indiqué, Philippe Plasse, éleveur dans la Loire, et président de la section viande de Coop de France Rhône-Alpes-Auvergne. Alt. 1886 ne compte en effet pas jouer les faire-valoir. Dès cette année, les acteurs ambitionnent de valoriser 700 animaux dans la démarche. D’ici 2023, l’objectif est d’atteindre 6 000 têtes.

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