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Aïd-el-Kebir : interdiction du transport et de la détention d’ovins non déclarés jusqu’au 8 juin

Un arrêté vient d'être pris pour prévenir les abattages clandestins et les transports non conformes aux règles de bien-être animal, à l'approche de la fête musulmane

© François d'Alteroche

La Préfecture du Puy-de-Dôme a pris un arrêté interdisant jusqu’au 8 juin 2026 inclus la détention et le transport d’ovins, bovins ou caprins par toute personne non déclarée au service de l’Identification et de la Traçabilité des Animaux d’Élevage (ITAé) ou ne disposant pas d’un agrément de transporteur. Cette mesure vise à prévenir les abattages clandestins et les transports non conformes aux règles de bien-être animal à l’approche de la fête de l’Aïd-el-Kebir, prévue autour du 26 mai 2026.

L’arrêté s’applique également à la cession de ruminants par des éleveurs à des particuliers, à l’exception des animaux conduits pour un rendez-vous vétérinaire. Les contrevenants s’exposent à des sanctions lourdes, allant jusqu’à 15 000 € d’amende et six mois d’emprisonnement pour un abattage rituel effectué en dehors d’un abattoir autorisé.

 

Comment se procurer un animal abattu selon le rituel pour l’Aïd-el-Kebir ?

Les particuliers souhaitant acquérir un animal pour cette occasion doivent impérativement réserver un ovin, bovin ou caprin vivant auprès d’un détenteur déclaré à l’ITAé ou d’un abattoir proposant ce service. Chaque animal doit être identifié par un repère agréé sur chaque oreille, et son transport doit être assuré par l’éleveur ou un transporteur spécialisé, dans le respect des règles de protection animale. La carcasse ne pourra être récupérée qu’après inspection vétérinaire et estampillage.

Une alternative consiste à acheter directement une carcasse d’animal abattu rituellement, auprès de boucheries spécialisées, de filières autorisées ou d’établissements d’abattage, comme l’abattoir temporaire de Saint-Étienne, qui propose ce type de prestation.

 

Abattage rituel et sécurité sanitaire : les règles à respecter

Aucun abattoir du Puy-de-Dôme n’étant autorisé à pratiquer l’abattage rituel sans étourdissement, les éleveurs souhaitant vendre des carcasses doivent se tourner vers des établissements des départements voisins, où les places sont limitées. Il est strictement interdit de procéder à un abattage rituel en dehors d’un abattoir agréé, sous peine de sanctions sévères.

Par ailleurs, la préfète rappelle que l’importation de viande, de peaux ou de trophées en provenance de pays touchés par la fièvre aphteuse est interdite, en raison des risques de propagation du virus. Seules les viandes estampillées, garantissant un abattage dans un abattoir agréé et une inspection vétérinaire, peuvent être consommées sans danger. Pour les moutons de douze mois et plus, le retrait du crâne, incluant la moelle épinière, l’encéphale et les yeux, est obligatoire en abattoir.

À lire aussi : Un réseau Gîtes de France solide face aux défis du tourisme 

Quelles sanctions en cas de non-respect ?

Les services de l’État rappellent que le non-respect de la réglementation expose à des sanctions lourdes :

  • une amende de 750 € pour le transport d’animaux vivants dans des conditions ne garantissant pas leur bien-être,
  • une peine de six mois d’emprisonnement et une amende de 15 000 € pour un abattage rituel hors abattoir autorisé,
  • jusqu’à 1 500 € d’amende pour la mise en vente ou en circulation de carcasses non estampillées.

Pour les éleveurs déclarés, le non-respect des règles de transport peut entraîner une contravention de 750 € par animal et par infraction.

À lire aussi : Le Mérite Agricole, une reconnaissance qui se fait discrète 

 

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