Agrilocal 63 étend sa connexion entre les producteurs et la restauration collective
Plus de 10 ans après son lancement, la plateforme numérique Agrilocal 63 établit toujours des connexions entre les producteurs locaux et les acheteurs publics de la restauration collective et participe activement à relocaliser l'alimentation.
Plus de 10 ans après son lancement, la plateforme numérique Agrilocal 63 établit toujours des connexions entre les producteurs locaux et les acheteurs publics de la restauration collective et participe activement à relocaliser l'alimentation.
Relocaliser l’alimentation, soutenir l’économie locale et offrir des repas frais, de saison et de qualité dans les structures de restauration collective, telle est toujours l'ambition d'Agrilocal 63. Le Puy-de-Dôme était le deuxième département, avec la Drôme, à se doter de la plateforme numérique en 2013.
Douze ans plus tard, à l'occasion du 4e salon Agrilocal63 qui s'est déroulé la semaine dernière à Malintrat, le Département affiche avec fierté qu'il est à ce jour le 2e (derrière l'Ain) en termes de volumes d'achat. « Aujourd’hui, ce sont 2,2 millions d’euros de produits commandés chaque année sur la plateforme auprès de 400 fournisseurs locaux (moins de 100 km, agriculteurs, artisans et petites entreprises), dont 1 million rien que par les collèges », détaille Lionel Chauvin, président du Conseil départemental.
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Un outil novateur, bien avant la loi EGalim
Cette dynamique s’explique par l’animation départementale, l'un des succès d’Agrilocal63. Depuis son lancement, le Département a multiplié les événements comme ce salon mais aussi des temps forts dans les établissements scolaires.
« Une plateforme numérique sans animation derrière, c’est une plateforme qui ne marche pas », rappelle l’élu.
La loi EGalim a également marqué un tournant décisif pour Agrilocal. En imposant aux cantines publiques de proposer au moins 50 % de produits durables et de qualité dans les repas servis, dont 20 % issus de l’agriculture biologique, cette obligation de 2022 a profondément transformé les pratiques d’approvisionnement et renforcé la place des circuits courts et des filières locales dans la restauration collective, aux bénéfices de la plateforme.
« La loi a été un accélérateur » reconnaît Lionel Chauvin.
Fruits contre produits laitiers : vers un réseau national d'approvisionnement local
Avec 52 collèges sur le territoire et 18 739 repas quotidiens, les cantines de ces établissements, à la gestion du Département, représentent plus de 3,2 millions de repas par an. Les volumes d'achat ont encore de la marge de progression, sans compter les autres restaurants collectifs publics (écoles primaires, hôpitaux, armées, Ehpad...).
S'il fait office de bon élève, le Département n'a cependant pas l'intention de se reposer sur ses acquis. À 12 ans, Agrilocal est une plateforme en mutation constante. Ses fonctionnalités évoluent régulièrement pour s'adapter et répondre aux nouveaux besoins des producteurs et des acheteurs, tout en garantissant le respect des règles de la commande publique.
Son ambition de relocaliser l'alimentation reste sa ligne de mire, poussant les Départements à envisager des connexions non plus seulement entre les producteurs et les cantines de leur territoire, mais de les ouvrir aux voisins.
« Le Puy-de-Dôme est très fort en produits laitiers et en viande » explique l'élu, « en revanche, sur la partie fruits, on a un peu plus de difficultés, contrairement à la Drôme, qui excelle dans ce domaine mais a moins de produits laitiers ».
Pour pallier ces déséquilibres, les Départements travaillent sur un maillage national avec les autres plateformes Agrilocal.
« On réfléchit à des connexions entre départements pour promouvoir les filières complémentaires. Par exemple, si nous manquons de fruits, pourquoi ne pas nous approvisionner auprès de la Drôme, et inversement pour les produits laitiers ? »
L’objectif est d'éviter alors aux gestionnaires des cantines de recourir à des fournisseurs lointains et de privilégier les échanges entre territoires voisins.
« Si nous manquons de fruits, pourquoi ne pas nous approvisionner auprès de la Drôme, et inversement pour les produits laitiers ? »
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