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Raisonnement des traitements
Des règles pour décider de l'arrêt des traitements oïdium

L'Institut coopératif du vin (ICV), en collaboration avec la firme BASF, a présenté ses derniers résultats en matière de stratégie oïdium. Ils confirment et précisent les règles de décision déjà établies.

Jacques Rousseau, ICV. 
" Avec l'oïdium, on est dans 
une gestion du risque plutôt que dans une garantie de résultat, " estime Jacques Rousseau de l'ICV.
Jacques Rousseau, ICV.
" Avec l'oïdium, on est dans
une gestion du risque plutôt que dans une garantie de résultat, " estime Jacques Rousseau de l'ICV.
© J.-C. Gutner

L'oïdium, ce grand inconnu... À défaut de modélisation fiable, seule l'expérimentation peut renseigner sur l'attitude à avoir face à ce ravageur coriace. Pour le début de la lutte, l'unanimité est quasiment faite : 5-6 feuilles sur les parcelles " à historique ", 10-12 pour les parcelles indemnes en 2012. Mais quelle règle appliquer à la fermeture de la grappe ? L'ICV et BASF ont présenté les résultats de leur programme d'essais menés entre 2009 et 2012 sur deux parcelles de chardonnay en Languedoc.


La règle des 15-15


En regardant idéalement une centaine de grappes, il s'agit de noter quelle est la fréquence des grappes infectées à plus de 15 %. Au-delà de 15 % de grappes touchées à 15 %, les risques d'explosion sont jugés inacceptables, et un traitement supplémentaire est conseillé. À partir de 20 % de grappes dans ce cas, il est recommandé de maintenir la protection jusqu'à fin véraison pour éviter le pire.
Cette méthode se veut plus précise et surtout plus simple à mettre en oeuvre que celle établie par l'IFV. Celle-ci consiste à compter deux à trois grappes sur vingt souches en s'intéressant uniquement à la fréquence d'attaque : si aucune grappe n'est infectée, le vigneron peut dormir tranquille. Au-delà de 30 % de grappes touchées, " c'est un constat d'échec. Les traitements qui suivront, même s'ils se veulent curatifs, n'empêcheront pas une contamination inacceptable de la vendange ", explique Bernard Molot, de l'IFV. Et entre les deux ? " On considère qu'entre 10 et 30 % de grappes peu touchées, on peut éviter l'explosion avec un programme qui emmènera jusqu'à la véraison. "
Jacques Rousseau, de l'ICV, ajoute : " Le principe de notre règle de décision est transposable à d'autres régions et d'autres cépages, mais les seuils sont à redéfinir pour chaque cas, et surtout pour chaque type de vin souhaité. " Et en n'oubliant pas que ces seuils ne sont valables qu'avec un pulvérisateur parfaitement réglé...

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