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Marché des oléagineux et coproduits du 24 juin au 1er juillet 2026 - Les cours du colza français reculent dans le sillage du pétrole

L’évolution hebdomadaire des prix des oléagineux (colza, tournesol, soja), des protéagineux (pois, féverole) et des coproduits de l’alimentation animale (tourteaux, issues de meunerie, coproduits de l’amidonnerie, coproduits laitiers, farine de poisson, produits déshydratés, pailles et fourrages) sur le marché physique français entre le 24 juin et le 1er juillet 2026, expliquée par La Dépêche Le petit meunier.

Image générée par l'IA, avec graine de soja, colza, tournesol et fleur de tournesol sur fond de courbes d'évolution.
© Généré par l'IA

Les cours de la graine de colza sur le marché à terme Euronext a fait volte-face à la baisse, entre le 24 juin et le 1er juillet 2026, perdant 7 €/t à 508,75 €/t sur l’échéance août 2026 et de 6 €/t à 515,25 €/t sur celle de novembre 2026. Les cotations européennes se sont repliées dans le sillage du pétrole (-2,17 $/baril à 71,57 $/baril sur l’échéance juillet 2026 pour le Brent ; -1,76 $/t à 68,58 $/t sur l’échéance juillet 2026 pour le WTI), qui a entraîné avec lui l'huiles de soja cotée sur le CBOT (-2,44 $/livre à 67,02 $/livre sur l’échéance juillet 2026) et l'huile de palme malaisienne (-90 RM/t, à 4485 RM/t sur l’échéance juillet 2026). Le renchérissement de l’euro face au dollar sur la semaine (+0,0043 $, à 1,1383 $) n’a fait que renforcé le mouvement baissier du cours du colza sur le marché à terme européen.

Sur le CBOT, les cours de la graine de soja a quant à elle grimpé sur la semaine de 17,50 ct$/boisseau à 1 126,25 ct$/boisseau sur l’échéance juillet 2026 et de 16,50 ct$/boisseau à 1 133,25 ct$/boisseau sur l’échéance août 2026. Ceux du tourteau de soja ont également gagné 3 $/t à 306,60 $/t sur l’échéance juillet 2026.

Les prix du canola canadien ont suivi cette tendance haussière (+7,20 CAN/t à 741,20 CAN/t sur l’échéance juillet 2026).

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Sur le marché physique français, les prix de la graine de colza ont perdu du terrain dans le sillage d'Euronext entre le 24 juin et le 1er juillet 2026, cédant entre 7 €/t et 8 €/t selon les places, sur la période octobre-décembre 2026. Le FOB Moselle, sa place de référence, a reculé de 7 €/t à 514 €/t sur la période octobre-décembre 2026. Acheteurs et vendeurs sont toujours aussi peu nombreux sur un marché inerte. Les vendeurs sont dans l’attente des résultats de la récolte en cours. Les acheteurs ont du mal à se positionner sur le moyen et long terme, au vu des incertitudes liées à la crise pétrolière au Moyen-Orient et à la demande en biodiesel qui en découle.

En France, la récolte de colza se poursuit. Les rendements sont globalement satisfaisants, mais demeurent très hétérogènes selon les régions. D’après nos correspondants, les premières coupes réalisées dans les régions autour de la Loire affichent des rendements proches de 30 q/ha, tandis qu’en Eure-et-Loir et jusqu’en Normandie, les parcelles déjà récoltées présentent des rendements compris entre 40 q/ha et 45 q/ha. Si les teneurs en huile des grains semblent globalement satisfaisantes, les taux d’humidité demeurent relativement faibles. En Indre-et-Loire, les coupes devraient débuter d'ici la fin de semaine. Les cultures ont souffert de la canicule et localement d'averses de grêle.

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Sur le marché physique français, les prix de la graine de tournesol ont de nouveau grimpé entre le 24 juin et le 1er juillet 2026, entre +5 €/t et + 10 €/t sur la période octobre-décembre 2026. Le prix du tournesol oléique en rendu Saint-Nazaire, sa place de référence, a gagné 10 €/t à 555 €/t sur la période octobre-décembre 2026. Le marché est bloqué. Au vu de la hausse des prix sur quinze jours, les acheteurs ont déserté le marché. Il faut dire que le taux d'engagement est plutôt bien avancé sur la campagne 2026-2027. Les vendeurs sont attentistes. Sans être pour l'heure alarmistes, ils sont vigilants quant à la prochaine période de canicule, celle de juin en début de période de floraison ayant déjà probablement dégradé le potentiel de rendement, ce qui reste difficile à mesurer. Si le tournesol est connu pour sa résistance, il est exceptionnel que la température atteignent avoisinent les 40 °C sur une aussi longue période.

​​​​​​La graine de soja sur le marché physique français est non cotée en départ Sud-Ouest, en ancienne récolte comme en nouvelle récolte, faute de visibilité sur la prochaine récolte. Il en est de même en départ Rhône-Alpes. Le marché est attentiste.

Les prix de la graine de lin sur le marché physique français ont de nouveau gagné 5 €/t en lin brun à destination de l’alimentation animale, entre le 24 juin et le 1er juillet 2026. Les cotations de la graine de lin jaune à destination de l'alimentation humaine n'ont pas bougé d'une semaine sur l'autre. 

​​​​​Karine Floquet

 

Protéagineux

Sans évolution

Sur le marché physique français, les cours du pois et de la féverole fourragers cotés en rendu Pontivy-Guingamp n'ont pas évolué sur la semaine du 24 juin au 1er juillet 2026, à respectivement 240 €/t et 235 €/t sur la nouvelle récolte. Le départ Marne en pois fourrager vaut 230 €/t.

Il y a très peu d’affaires réalisées en protéagineux.

Tourteaux

Baisse de la demande en raison de la canicule

Sur le marché physique français, les prix des tourteaux de soja OGM ont évolué de façon contrastée sur l’ensemble des places sur la semaine du 24 juin au 1er juillet 2026, évoluant entre - 13 €/t et + 17 €/t selon les places de marché, avec un mouvement baissier sur le court terme et haussier sur le long terme. Le tourteau de soja coté sur le CBOT a gagné 3 $/t à 306,60 $/t sur l’échéance juillet 2026.

Les cotations des tourteaux de colza sur le marché physique français ont reculé sur la semaine du 24 juin au 1er juillet 2026, entre - 3 €/t à - 13 €/t selon les places commerciales et les périodes, dans le sillage de la graine de colza hexagonale. Celles du tourteau de tournesol ont suivi une évolution irrégulière, comprise entre - 5 €/t et + 13 €/t selon les périodes et les places commerciales, avec une hausse marquée en départ Lezoux (+ 13 €/t).

Après une période d'activité significative au mois de juin, le marché des tourteaux s’est appaisé cette semaine, en toutes graines oléagineuses. La baisse de la consommation d'aliments composés par les animaux, consécutive à la canicule qui a par ailleurs fait bondir le taux de mortalité dans les élevages, a conduit mécaniquement à une baisse de la demande en matières premières agricoles de la part des fabricants, dont les silos sont de fait encore pleins.

Huiles

Nouvelle baisse marquée sur le marché français

Les prix de l’huile de colza en départ Rouen ont régressé de 10 €/t entre le 24 juin et le 1er juillet 2026. Les cours de l’huile de tournesol en départ Dunkerque ont perdu entre 7 €/t et 15 €/t selon les périodes, alors que ceux de l’huile de soja en départ Brest ont cédé entre 24 €/t et 26 €/t selon les périodes. Les cotations de l’huile de palme et de l’huile de coprah raffinées en franco Bretagne ont également reculé, cédant respectivement entre 0 €/t et 10 €/t et entre 35 €/t et de 45 €/t selon les périodes. Sur le marché physique français, on a enregistré une belle activité mercredi, à la faveur de la baisse marquée des cours. Les clients, qui sont bien couverts sur le court terme, ont poursuivi leurs achats d’huile de soja et, dans une moindre mesure, d'huile de colza sur la période estivale, les tarifs proposés coïncidant enfin avec leurs objectifs en termes de prix d’achats.

Sur les ports nord-européens, les cours des huiles de colza ont évolué irrégulièrement, entre -10 €/t et +5 €/t selon les périodes. Ceux du tournesol ont régressé sur la semaine, perdant entre 5 €/t et 15 €/t selon les périodes. Ceux de l’huile de soja ont également reculé, cédant 30 €/t.

Aux Etats-Unis, le contrat en huile de soja sur le CBOT s’est replié de 2,44 cts$/livre sur l’échéance juillet, d’une semaine sur l’autre. En Malaisie, l’huile de palme cotée à Kuala Lumpur a perdu 90 ringgits la tonne sur le même laps de temps.

Issues de meunerie

Évolution irrégulière des cours

Les prix des coproduits minotiers sur le marché francilien ont évolué irrégulièrement en cette semaine du 23 au 30 juin 2026. Les cours du son fin pellet ont perdu 5 €/t, alors que la farine basse et le gruau gagnaient 10 €/t. Les cotations du son fin farine et du remoulage demi-blanc ont quant à elles été reconduites d'une semaine sur l'autre. Le marché demeure vendeur. Si la consommation d'aliments composés par les animaux d'élevage s'érode en France en raison de la canicule, le marché enregistre une forte demande à l'export en farine basse et en gruau. Il faut ajouter à cette situation des difficultés logistiques à transporter des coproduits minotiers, les camions étant accaparés par les moissons.

En Bretagne, les prix du son fin farine ont continué de reculer entre le 24 juin et le 1er juillet 2026, perdant 5 €/t. L'offre de la meunerie est supérieure à la demande des fabricants d'aliments pour animaux, qui s'est encore amoindrie d'une semaine sur l'autre. Ces derniers subissent la baisse de la consommation des animaux d'élevage, victimes de la canicule, et de la nette hausse de leur mortalité, avec à la clef des silos de matières premières encore bien remplis. En Isère, les cotations du son fin farine ont reculé de 5 €/t, sur la base d'affaires traitées cette semaine. En région marseillaise, les cotations du son fin farine (blé tendre, blé dur) ont perdu 5 €/t. En région toulousaine, le son fin farine n'a pas évolué.

​​Coproduits de l’amidonnerie

​​Tendance contrastée en drêche de maïs

Le cours drêche de blé sur le marché physique français a perdu 2 €/t entre le 24 juin et le 1er juillet 2026. 

Les prix de la drêche de maïs sur le marché physique français ont évolué dans une large fourchette (de -12 €/t à +3 €/t) entre le 24 juin et le 1er juillet  2026, selon les périodes et les places commerciales. 

​​​​​Le marché est morose.

​​​Coproduits laitiers

Marché inerte

Les cotations de la poudre de lait et de la poudre de lactosérum pour l'alimentation animale sur le disponible en vrac n'ont pas évolué entre le 25 juin et le 2 juillet 2026, en l'absence de nouvelles affaires traitées.

En poudre de lait, on note une reprise de la demande aux Pays-Bas sur la période août-décembre 2026. En poudre de lactosérum, des ventes en big-bag sont rapportées à 1 400 €/t sur la période juillet 2026.

​​​​Produits déshydratés

Prix reconduits en luzerne

En luzerne déshydratée, le prix sur le marché physique français est nominalement reconduit entre le 24 juin et le 1er juillet 2026, à 215 €/t sur la nouvelle récolte. Les fortes chaleurs récentes ont impacté négativement la deuxième coupe en cours. Et la troisième vague de canicule à venir ne va faire qu'aggraver la situation.

La pulpe de betterave déshydratée sur le marché physique français n'est pas cotée cette semaine sur l’ancienne récolte comme sur la nouvelle récolte. Le marché est inquiet quant à l'impact des températures caniculaires sur le développement des cultures de betterave.

​​​​​​Farine de poisson

Fermeté des cours

Les prix de la farine de poisson sur le marché physique français sont nominalement reconduites entre le 17 et le 24 juin 2026. Ils demeurent très fermes, en raison de faibles disponibilités.

Pailles et fourrages

​​​​​​Cotation de la nouvelle récolte en paille

En paille de blé et d’orge, la récolte 2026 en départ Nord-Est est cotée, entre 70 €/t et 90 €/t, contre une fourchette de 90 à 120 €/t en ancienne récolte. Les disponibilités en récolte 2025 sont quasi nulles. On enregistre une petite demande à l'export sur la nouvelle campagne.

En foin de Crau, la récolte est en cours. Le rendements et la qualité sont au rendez-vous mais l’activité commerciale reste calme avec un report de marchandise d'une campagne sur l'autre. Les opérateurs restent toutefois attentifs aux répercussions possibles des conditions climatiques sèches sur le marché dans les semaines à venir.
Pas encore de nouvelles du Comité du foin de Crau quant aux cotations de juillet 2026. 

Le Comité de foin de Crau n’a pas modifié ses cotations de référence, entre les mois de mai et de juin. En début juin, la première coupe était achevée mais il restait encore beaucoup marchandise de la récolte 2025 sous les hangars. Les cotations sur la nouvelle campagne n’oétaient pas encore été définies. Les producteurs étaient obligés de brader les stocks de la récolte 2025 pour pouvoir engranger la récolte 2026. Le déstockage avait entraîné une importante baisse des prix. Dans ce contexte, les négociants n’achetaient pas de la nouvelle récolte.

La rédaction

 

Soja

  • Conditions de culture aux États-Unis.
  • Achats chinois de soja états-unien et/ou brésilien.
  • Compétitivité des huiles végétales, portées par la demande en biodiesel.
  • Acheminement des récoltes argentine et brésilienne vers les ports.

Colza

  • Effets de la canicule sur le rendement et la teneur en huile de la récolte française.
  • Quantité et qualité de la récolte en Europe, soumis à de fortes températures.
  • Rythme de la trituration en Europe.
  • Concurrence de l’Ukraine en termes de graine et d’huile.

Tournesol

  • Effets du dôme de chaleur sur le développement des cultures sur le continent européen.
  • Effets des frappes russes sur les sites de trituration en Ukraine.

Karine Floquet

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