Marché bio : activité en céréales atone sur la fin de campagne, complexe oléagineux sous tension
Les prix des céréales semblent amorcer une détente en fin de campagne, en raison de faibles volumes d’affaires.
Les prix des céréales semblent amorcer une détente en fin de campagne, en raison de faibles volumes d’affaires.
La demande en céréales de qualité fourragère demeure toutefois un peu plus présente que celle en alimentation humaine. Ainsi, les fabricants d’aliments pour animaux dans l’Ouest constatent un bon flux d’offre en maïs pour des livraisons d’ici à juin mais s’interrogent sur les disponibilités à venir en graines jaunes durant la période estivale en raison des difficultés à se couvrir après juin.
Des disponibilités limitées en oléagineux
Au contraire, le marché des oléagineux évolue dans un contexte plutôt tendu en cette fin de campagne, les acheteurs étant globalement plus nombreux que les vendeurs. Les prix des graines maintiennent leur fermeté, particulièrement en tournesol oléique. La faible récolte hexagonale et les moissons fortement amputées en Ukraine en 2025 ont limité les disponibilités triturables. Le contexte particulièrement haussier sur le marché de l’énergie depuis début mars, qui s’est répercuté sur l’ensemble du complexe huilier, a également alimenté la solidité des prix sur la graine. Le cours du colza également fortement corrélé à celui de son huile a également bénéficié de cette tension.
La hausse des prix ne s’est toutefois pas propagée avec la même ampleur sur le marché des tourteaux. Certaines augmentations de prix, constatées par exemple sur des tourteaux de soja importés d’Asie, s’expliquent par le renchérissement du marché du fret, lui-même imputable à la tension sur le marché de l’énergie résultant de la guerre au Moyen-Orient. Des opérateurs rapportent l’application de primes de risque pouvant atteindre 3 à 4 % du prix de la tonne.
De bonnes conditions de semis pour la récolte 2026
Pour la récolte 2026, les opérateurs commencent à scruter avec attention l’évolution des conditions climatiques dans les champs. L’alternance de pluies et de soleil sur la quasi-totalité du territoire a été plutôt favorable au bon développement des semis jusqu’à présent mais l’apparition de gels tardifs dans les semaines à venir reste à surveiller.
Enfin, la guerre au Moyen-Orient et son impact sur les prix de l’énergie ne sont pas sans conséquence pour le secteur de l’agriculture bio en France. Selon une note du ministère de l’Agriculture, la précédente envolée des prix des engrais de synthèse en 2022 consécutive à l’invasion de l’Ukraine avait engendré un report de la demande vers les engrais organiques dont les prix avaient substantiellement augmenté.