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Prix à la consommation et conjoncture économique
Insee - La croissance économique française s’effrite face à Omicron et à la guerre en Ukraine

L’Insee vient de publier une note de conjoncture faisant le point sur la croissance économique en France et sur l’augmentation des prix à la consommation.

En mars 2022, les prix à la production des céréales rebondissent très vivement (+36,9 % sur un mois après – 2 %), dans le sillage de l'évolution des prix du blé tendre (+39,8 % après –2,3 %).
© Insee

La croissance économique (PIB) de la France aura été nulle au premier trimestre 2022, selon le nouveau point de conjoncture publié par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) ce lundi 9 mai 2022. Ce dernier prévoit une toute petite progression, de + 0,25 % au second trimestre, ce qui porterait l’acquis de croissance à 2,6 % pour l’ensemble de l’année. Pour mémoire, le PIB hexagonal avait chuté de 8 % en 2021 avant de rebondir de 7 % en 2021.

Le PIB en difficulté

Pour les trois premiers mois de l’année, la présence encore forte du variant Omicron a pénalisé nettement la consommation des ménages. Puis le conflit entre l’Ukraine et la Russie a ensuite créé un manque de visibilité sur les activités économiques. La stratégie 0 Covid de la Chine paralyse également une partie des échanges commerciaux mondiaux. « Les hausses de prix et le climat d’incertitude ont conduit à un recul plus marqué que prévu des achats des ménages » notent les experts de l’Insee.

Au second trimestre, la situation pourrait s’améliorer un tout petit peu en termes de croissance économique (+ 0,25 %). « Si un effet de rattrapage dans certaines branches », dû au recul de ces branches entre janvier et mars, pourrait avoir lieu et si globalement les indicateurs relatifs au climat des affaires, aux investissements des entreprises et à l’emploi pourraient aussi bien résister, des facteurs de risques existent : quid de la confiance des ménages, quid de possibles regains de tension sur les prix de l’énergie et sur certains approvisionnements et aussi quid des évolutions géopolitiques internationales et d’un possible durcissement des politiques monétaires dans le monde (et notamment aux Etats-Unis).

Pouvoir d’achat et inflation

 

A noter, en France, que le pouvoir d’achat du revenu disponible brut des ménages par unité de consommation est prévu en baisse de 1,5 % au premier trimestre 2022 et baisserait encore, mais de façon moindre, pour la période avril juin (- 0,5 %).

Côté inflation ou prix à la consommation, la progression se poursuivrait pendant les trois mois à venir. De + 4,5 % en mars 2022, elle passerait à + 4,8 % en avril puis + 5,2 % en mai et + 5,4 % en juin. Ce qui inquiète également, c’est l’avancée de l’inflation dite sous-jacente (l’inflation sans les produits exposés à la plus grande volatilité) : pour les mêmes mois, elle atteindrait respectivement + 1,5 %, + 1,9 %, + 2 % et + 2,1 %. Quant aux prix alimentaires, ils progresseraient de 2,9 % en glissement annuel entre mars 2021 et mars 2022, puis de 3,8 % pour avril, + 5 % pour mai et + 6,3 pour juin. Leur part dans l’inflation globale ne cesse d’augmenter également.

Il faut noter que l’Insee livre un taux d’inflation qui tient compte des différentes mesures prises par le gouvernement pour ne pas répercuter la totalité des hausses de l’énergie notamment sur le taux d’inflation globale. Sans ces mesures, les spécialiste de l’Insee estiment que l’inflation de mai atteindrait + 7 %.

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