Aller au contenu principal

Une nouvelle année de croissance pour Isigny Sainte-Mère

La bonne rentabilité de la coopérative normande permet de verser 29 €/1 000 l de compléments de prix sur 2018.

Arnaud Fossey, président d'Isigny. " La moitié des dix euros d'augmentation de la prime à la normandisation (30 €) est prise en charge par notre partenaire chinois Biostime. "
© A. Conté

Avec en 2018 un résultat net de 23 millions d'euros (5,6 % du chiffre d’affaires), Isigny Sainte-Mère réussit la belle performance de rémunérer au final ses adhérents 397,6 €/1 000 l (prix A). Le prix mensuel d’acompte base A s'élève à 336,17 €/1 000 l. Viennent s'ajouter en moyenne 32,34 € de qualité et richesse et 29,02 € de compléments de prix. " Pour la première fois, une partie des ristournes est conditionnée à la qualité du lait, avec un maximum fixé à 10 € pour les producteurs répondant toute l’année aux critères d’excellence(1) ", a souligné son président Arnaud Fossey. L'objectif est d'améliorer de 10 points le pourcentage de lait super A sur les cellules (actuellement 64 %) et butyrique (67 %). Le prix mensuel dépassant la référence est calculé sur la base de la cotation beurre-poudre, moins 20 €. Isigny reconduit en 2019 l’allocation de +5 % des références laitières consentie en 2018.

Toutes les gammes en progression

La collecte a progressé de près de 8 % pour atteindre 237 millions de litres, notamment grâce l’arrivée de 22 producteurs de Danone et 3 de Mont Blanc. Sur 2019, elle devrait dépasser 250 millions de litres avec encore 8 nouveaux producteurs et une croissance interne.

Toutes les gammes de produits ont vu leur tonnage progresser, " mais le marché des fromages à pates molles reste difficile. Et le Brexit a déjà fait ses effets auprès des acheteurs qui achètent local et moins international ". Le Royaume-Uni est le premier marché d'Isigny au niveau européen. Le lait bio représente 8 millions de litres et restera stable en 2019.

La coopérative mise plus que jamais sur la différenciation produits en s'appuyant sur son socle AOP beurre crème. « Aujourd’hui, le local et l’authenticité sont redevenus à la mode », se réjouit-il. Les poudres de lait infantiles (39 400 t) représentent 53 % du chiffre d’affaires et sont exportées à 85 %. La construction de la troisième unité de séchage (d'une capacité de 25 000 t) devrait se terminer au second semestre 2020. La coopérative prévoit par ailleurs 15 millions d'euros d’investissements en 2019, notamment pour augmenter ses capacités d’affinage de pâtes pressées. Elle table dans un futur proche sur un chiffre d'affaires à l'export de 70 %, contre 60 % aujourd'hui.

(1) En moyenne 6,58 €/1 000 l.

Les plus lus

<em class="placeholder">Camille Lefeuvre</em>
Recruter un salarié agricole : « Je ne veux pas d’un exécutant, je veux un collègue de travail », en Ille-et-Vilaine

Au Gaec du Guesneau en Ille-et-Vilaine, Camille Lefeuvre a choisi de faire appel à des salariées pour l’aider dans le travail…

<em class="placeholder">Jean-Yves Guémin, éleveur laitier</em>
« J’ai fait tout mon travail d’astreinte en deux heures et demie », sur mon élevage laitier bio en Ille-et-Vilaine

En Ille-et-Vilaine, Jean-Yves Guémin a grandement simplifié son système d’exploitation pour alléger sa charge de travail. En…

<em class="placeholder">Gilles Bonnet, éleveur dans le Tarn, sur son escalier fait maison</em>
Astuce d'éleveur : Une passerelle surélevée pour incorporer de l’eau dans la mélangeuse

Gilles Bonnet, éleveur dans le Tarn, a bricolé un escalier et sa plateforme avec une arrivée d’eau pour pouvoir apporter, en…

<em class="placeholder">Le banque de travail agricole de Saint-Clément, dans le Maine-
et-Loire</em>
« Nous ensilons 250 ha de fourrage en 10 jours sur notre commune grâce à la banque de travail agricole », dans le Maine-et-Loire

​​​​​Vincent Tessier, éleveur à Saint-Clément dans le Maine-et-Loire, réalise tous ses chantiers d’ensilage d’herbe et de maïs…

<em class="placeholder">Bastien Charré à droite avec les deux salariés du Gaec, Baptiste (nom ?) et Charline Bonnevin</em>
« Avec mes salariés agricoles, nous cultivons une relation gagnant-gagnant », en Charente-Maritime

Le Gaec Le Grand Pré en Charente Maritime a basculé d’une ferme familiale à un fonctionnement patron-salariés : Bastien…

<em class="placeholder">Pierre Curfs et son fils</em>
« Allergique aux poils de vache, le robot de traite m’a permis de continuer le lait », dans la Marne

Pierre Curfs est éleveur de vaches laitières à Vienne-la-Ville, dans la Marne. Des problèmes de santé l’ont conduit à…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière