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Une mouche carnassière en Nouvelle-Aquitaine

Les asticots d'une longueur d'1cm environ sont piqués dans la chair et y forment des lésions en galerie.
© Alliance Pastorale

Jusque-là, elle ne sévissait en France qu’au-delà de 800 mètres d’altitude, dans les Pyrénées notamment. Wohlfahrtia magnifica semble désormais se plaire en zone de plaine. Cette mouche carnassière est responsable d’une nouvelle myase en zone limousine (Sud de la Vienne, Nord de la Charente, ainsi que dans le Nord de la Haute-Vienne). Les myases sont le développement d'oeufs ou de larves sur la peau ou dans des organes des animaux. Dans le cas de cette mouche, les asticots, d’une longueur d’un centimètre environ, sont « piqués » dans la chair et y forment des lésions en galerie, creusées profondément, provoquant une forte douleur. Les ovins sont les principales cibles. Mais des troupeaux bovins allaitants, situés à proximité de troupeaux ovins, sont touchés. Aucun cas n'a été rapporté en élevage laitier mais il y en a très peu dans cette région. Il n'y a pas eu d'attaque en bâtiment, uniquement sur des animaux au pâturage. Les lésions concernent les zones humides sans poils: la vulve des vaches, le nombril de veaux nouveau-nés, les plaies d’écornage des veaux et quelques cas ont été observés sur les yeux des bovins. Le traitement consiste à appliquer un insecticide, de la deltaméthrine, en application directe. Le lendemain, il faut s’assurer que tous les asticots soient morts — surtout ne pas en laisser dans l'environnement qui pourraient survivre —, puis vérifier que la plaie évolue bien.

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