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Une machine capable de laver et épierrer les betteraves 

Un prestataire propose désormais de laver et épierrer les betteraves en fermes partout en France avec une machine venue d’Irlande. Le broyage est aussi possible.

Le souci avec les betteraves, ce sont les pierres et la terre qui se retrouvent dans le tas et qui compliquent la distribution en élevage. Même avec un déterreur, il reste de la terre et ce n’est pas optimal pour les vaches. 

La machine Cross Elephant dont s’est équipée Matthieu Grolleau, éleveur dans les Deux-Sèvres et gérant de l'entreprise Bettraclean, permet désormais de les laver et de les épierrer sans peine, pour faciliter leur utilisation sans risquer d’abîmer le matériel. « Je me déplace avec la machine montée sur un camion partout en France », avance t-il. 

 

 
<em class="placeholder">machine Cross Elephant qui lave et épierre les betteraves</em>
© M. Grolleau

Comment cela se passe-t-il dans la pratique ? Les betteraves sont chargées à l’aide d'un télescopique à 4,10 mètres de haut, et les parties sèches et solides écartées. Puis elles sont lavées à l’eau. « Les pierres sont triées par densité. Comme elles sont lourdes, elles tombent au fond de la cuve tandis que les betteraves flottent, explique Matthieu. Un flux d’eau les remuent et les transportent vers un cylindre qui tourne et continue de les agiter, avant qu'elles ne soient rincées à l’eau claire. »

De 5 à 7 euros par tonne de betteraves propres

 

 
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Les betteraves ressortent plus propres qu’avec un déterreur standard et surtout les pierres sont triées. © M. Grolleau

Tout au long du processus, un tapis racle le fond de la machine et récupère les pierres ainsi que la terre présente dans l’eau qui se dépose. « Le débit de chantier est relativement important, nous passons environ trois semis de 30 tonnes par heure. Et en termes de coût, il faut compter entre 5 et 7 euros par tonne de betteraves propres », précise Matthieu Grolleau.

 

 
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Selon la quantité de terre, 15 à 30 m3 d’eau sont nécessaires pour obtenir entre 100 tonnes et 300 tonnes de betteraves. © M. Grolleau

En bout de machine, un broyeur permet de hacher les betteraves pour réaliser un ensilage, en mélange avec d’autres fourrages, pour les conserver plus longtemps.

 

 
<em class="placeholder">machine Cross Elephant qui lave et épierre les betteraves</em>
En bout de machine, un broyeur permet de hacher les betteraves pour réaliser un ensilage, en mélange avec d’autresfourrages, pour les conserver plus longtemps © M. Grolleau

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