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Une ceinture pour surveiller les vêlages

Les vaches aussi disposent d’un monitoring dans leur box de vêlage ! Il se base sur l’observation des contractions et l’analyse de leur évolution.

LES VACHES SONT
SANGLÉES au moins
4 heures avant le
vêlage. Un moniteur
de contrôle peut
recevoir l’information
de huit ceintures
simultanément.
LES VACHES SONT
SANGLÉES au moins
4 heures avant le
vêlage. Un moniteur
de contrôle peut
recevoir l’information
de huit ceintures
simultanément.
© N. Delpouve

La ceinture de vêlage existe depuis plus d’une vingtaine d’années, mais reste globalement méconnue des éleveurs. Le principe est simple, il fonctionne de la même façon que le monitoring utilisé en médecine humaine.

Concrètement, une ceinture et un boîtier posés sur la vache enregistrent son activité utérine. Un module de contrôle, installé à la maison ou au bureau(1), reçoit les informations récoltées par la ceinture et avertit, au besoin sur le portable, de l’imminence du vêlage ou d’un problème nécessitant une intervention.

« C’est un moyen fiable de détecter le démarrage du processus de vêlage", témoigne Olivier Devulder, du lycée agricole de Radinghem, qui utilise cet équipement sur un troupeau de 50 laitières depuis dix ans. "Son intérêt est aussi de déceler les complications qui peuvent survenir. S’il y a une torsion de matrice, un veau trop lourd ou mal positionné, un col non dilaté ou une fièvre de lait, une alarme nous prévient suffisamment tôt pour intervenir. »

L’appareil est capable de détecter tout ce qui est anormal dans l’évolution des contractions grâce à une importante base de données.

Les vêlages pathologiques sont décelés

« L’enregistrement des paramètres liés à la fréquence de contraction sur plus de 9 000 vaches et de génisses d’âge, de race et d’origine différentes a été nécessaire pour développer l’outil », précise André Thibaut, de la société belge Agrimonitor, qui produit et commercialise ce type de ceinture.

« Lorsqu’une vache est à terme, on lui passe la sangle. Ni trop, ni trop peu serrée, sinon elle fonctionne mal, détaille Olivier Devulder. La vache doit porter la ceinture au moins 4 heures avant le vêlage. Cela corres- pond au laps de temps minimum pour que le boîtier apprenne à « connaître » la vache et puisse différencier, à travers les tensions exercées sur la ceinture, l’activité normale de celle-ci pour manger, se déplacer... du processus de vêlage en lui-même. »

Une ceinture suffit en général pour surveiller une trentaine de vêlages par an, mais tout dépend de la répartition des vêlages sur l’année. Par rapport aux autres dispositifs de surveillance sur le marché, la ceinture de vêlage se montre plus onéreuse. « Il faut compter 3800€ HTpourlesystèmecompletavec deux ceintures, puis 1 060 € par ceinture supplémentaire », précise Agrimonitor.

Plus de sécurité et de confort de travail

L’avantage de ce dispositif est de rester externe. Il ne présente rien d’invasif pour l’animal et ne provoque ni risque d’irritation, ni risque de contamination entre mères. En cas de vêlage naturel, la ceinture ne cause aucun dommage ni à la vache ni au veau. Par rapport à la caméra, c’est l’appareil qui prend l’initiative d’appeler, et il perçoit des symp- tômes que l’œil ne peut repérer.

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