Aller au contenu principal

Un cancer de la paupière

Devenue inopérable !
© J.-M. Nicol

Le cancer de l’œil et des annexes oculaires s’invite régulièrement dans les mêmes troupeaux dont les vaches cumulent généralement plusieurs facteurs de risque : elles vieillissent (et c’est une bonne chose !), elles ont des paupières dépigmentées et elles sont exposées au soleil plus que les autres. Peut-être un virus de type verrue vient-il ajouter sa touche pour le déclencher.
Toujours est-il qu’il démarre plus souvent en fin d’été par une petite boule accrochée à une paupière ou au globe oculaire et qu’il pousse tout tranquillement en plusieurs mois jusqu’à déformer terriblement la paupière ou jusqu’à la ronger quand ce n’est pas l’œil lui-même qui disparaît dans un magma purulent. Il est vrai que pendant longtemps, la vache n’est pas affectée ni dans sa production ni dans son comportement. Somme toute, au début, vous le percevez comme un problème local sans conséquences dont on remet volontiers l’examen à plus tard. Sauf qu’après plusieurs mois, il est devenu trop tard pour envisager la chirurgie palliative qui aurait pourtant permis de prolonger la carrière de la vache et de déboucher sur une réforme sereine à défaut de guérison définitive.

N’attendez pas !

À ce stade, la solution, c’est l’abattoir. Oui dans l’état actuel de la réglementation et de l’inspection sanitaire mais avec cependant deux bémols. Lors de la réception de l’animal à l’abattoir, l’inspecteur pourrait considérer qu’en laissant patiemment évoluer ce cancer jusqu’à un stade avancé, vous avez manqué à l’obligation de soin qui s’impose à vous en cas de maladie ou de blessure des animaux et qu’il y a donc manquement au bien-être de l’animal. Après l’abattage, lors de l’inspection de la carcasse, l’inspecteur peut aussi rechercher la présence de métastases dans les ganglions de la face qui pourraient le faire opter pour la saisie totale. À trop laisser aller, la sanction tombera un jour ou l’autre et ce serait dommage. Voilà une bonne raison sans doute pour s’occuper activement de ce cancer à son tout premier stade.

"Ça démarre par une petite boule"

Les plus lus

<em class="placeholder">Laurence, Christophe et Matthieu Debreuilly et leur conseillère Caroline Tostain</em>
« Avec notre passerelle, nos vaches traversent la route en sécurité », dans la Manche

Le Gaec Debreuilly dans la Manche dispose depuis l’été 2025 d’un pont pour que les vaches puissent traverser une route…

<em class="placeholder">Gilles Onillon, éleveur laitier, dans une prairie avec ses vaches Jersiaises</em>
« La fétuque élevée repart toujours après une période de chaud », dans le Maine-et-Loire

Le Gaec de la Jutière, dans le Maine-et-Loire, intègre de la fétuque élevée méditerranéenne dans son mélange prairial. Cette…

<em class="placeholder">éleveur qui lit son contrat</em>
Contrat : que risque un producteur agricole qui ne livre pas volontairement les quantités prévues ?

Les cours grimpent et le prix de votre contrat de vente ne suit pas. Vous aimeriez saisir l’opportunité et vendre une partie…

<em class="placeholder">Jérémy Amans, éleveur laitier</em>
« J’ai investi dans un robot de traite reconditionné pour 30 vaches », dans l’Aveyron

Installé seul, Jérémy Amans a fait le choix de l’automatisation de la traite et du raclage, ainsi que de la délégation de la…

<em class="placeholder">Adrien Jaouen et Nicolas Diverres, éleveurs de vaches laitières dans le Finistère</em>
« Un robot de traite, mais avec du pâturage, pour concilier temps libre et revenu dans notre exploitation laitière du Finistère »

Le Gaec de Kergouézan, dans le Finistère, mise sur un système productif aux coûts maîtrisés grâce à la qualité de ses…

<em class="placeholder">Xavier Bruneau (au centre), avec Philippe Fradin (à gauche), un de ses associés, et Mathis Maillet, apprenti. au Gaec La Vergne</em>
« Nous visons l’autonomie protéique et fourragère », dans les Deux-Sèvres

Au Gaec La Vergne dans les Deux-Sèvres, les associés jouent la carte de la diversification des fourrages avec des méteils, de…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière