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Terra Lacta soutient les jeunes

La coopérative picto-charentaise a dégagé en 2015 un résultat net 2015 de 2,2 millions d'euros.

Le développement des marques se poursuit.
© C. Pruilh

Terra Lacta collecte 730 millions de litres de lait de vache dans un peu plus de 1300 fermes et 108 millions de litres de lait de chèvre. La majorité du lait collecté est valorisé par les usines de Fromageries Lescure (51% Savencia - 49% Terra Lacta) dont le redressement est achevé, et de la CLE (Savencia, Agrial, Terra Lacta à peine 5%). "C'est pour cela que notre prix du lait annuel est calé sur le prix Savencia. En 2015, le prix moyen payé (sans les aides aux jeunes) était de 310 euros/1000 l en lait de vache (380 euros en 2014)", expose Alain Lebret, président de Terra Lacta. Pour l'heure, Savencia annonce un prix de base entre 270 et 275 euros/1000 l pour 2016.

Du lait exporté vers la Chine pour Synutra

Le résultat net 2015 est de 2,2 millions d'euros (-25%), soit 0,5% du chiffre d'affaires (-25%). "Nous avons retrouvé un fonctionnement normal et une rentabilité, par rapport aux années du Glac où le résultat d'exploitation était négatif. Pour 2016 et 2017, il faut poursuivre le travail de rationnalisation et de développement des marques."

Terra Lacta développe ses marchés export avec ses deux filiales détenues à 100%: Laiterie Les Fayes et la Société laitière des volcans d'Auvergne  qui transforme le lait des 550 adhérents de la Copal. "Nous avons un contrat avec Synutra sur trente mois qui a démarré en février dernier ; un million de litres de lait d'Auvergne en brique par semaine part en Chine. Et d'autres dossiers export démarrent. Ces marchés valorisent à peu près au niveau français, et cela assainit le marché français. Aux Fayes (ultrafrais et lait conditionné) aussi des projets exports sont bien avancés, vers le Moyen Orient notamment. Ce sont des volumes marginaux mais intéressants pour le résultat."

10 à 25 euros de prime pour les jeunes en 2015

Un autre enjeu pour la coopérative est d'améliorer "l'accompagnement des producteurs, rompre l'isolement... Et notre prochain objectif sera de pouvoir faire un retour sur résultats aux adhérents", développe Alain Lebret.

Le prix du lait a été soutenu pour les jeunes avec une prime de 15 euros la première année d'installation, 10 € la deuxième en 2014, et de 25 € et 20 € en 2015. Et nous avons mis, en 2015, une prime de 10 € aux installés depuis six ans. Cela représente en 2015 un effort de 600 000 €." Pour 2016, retour au système 2014. "En plus, pour tous les adhérents, nous avons mis en place un système de garantie de marge, qui se déclenche quand le coût de l'aliment est supérieur à 30% du prix du lait. Mais il ne s'est pas encore déclenché. Nous verrons comment apporter une aide aux adhérents."

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