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« Si nous voulons que les intervenants extérieurs continuent de venir dans nos exploitations, la contention est une condition de travail à respecter »

Gilles Pousse, éleveur de 90 prim’Holstein et 45 blondes d’Aquitaine dans la Sarthe, a pensé la contention dans son exploitation pour que l’éleveur et l’inséminateur puissent travailler en autonomie et en sécurité.

« Je ne vois pas la contention comme une charge financière, vu le nombre d’animaux que l’on manipule », assume Gilles Pousse.
« Je ne vois pas la contention comme une charge financière, vu le nombre d’animaux que l’on manipule », assume Gilles Pousse.
© G. Pousse

« Nous avons longtemps travaillé avec un inséminateur exigeant sur le sujet. Il venait tôt, à 6 h 15, et manipulait les vaches tout seul. Nous avons fait en sorte que l’installation soit pratique et sécurisante pour lui. Historiquement, nous avions aménagé une contention sécurisée dans le vieux bâtiment des laitières, dans un parc de 5 x 5 m. Nous avions une cage de contention qui se replie sur une barrière du parc. Nous l’avons modifiée pour que la vache ne puisse pas bouger dedans, nous l’avons fixée à des poteaux tout en laissant une ouverture possible sur le grand côté, en cas de besoin de césarienne par exemple. Nous avons installé une guillotine à l’avant pour sortir la vache. Et le couloir de contention a été prolongé à l’arrière, de 2,50 m. Si jamais la vache ne veut pas avancer, elle est déjà sécurisée. Ça nous laisse aussi une place pour en préparer une deuxième. Nous avons installé un tube avec une crémaillère anti-retour.

porte de tri pour la contention des vaches laitières
Gilles Pousse a installé une porte de tri pneumatique à la sortie de la salle de traite. © G. Pousse

Quand nous avons refait le bâtiment vaches laitières, nous avons dupliqué le système de la cage de contention. Nous avons ajouté une porte de tri pneumatique à la sortie de la salle de traite, qui nous permet de trier les animaux sans avoir à se mettre devant. Les laitières sont orientées vers un parc de tri. Nous avons mis des passages d’homme dans la table d’alimentation et les parcs de contention. Nous avons conçu la contention pour les bovins laitiers et allaitants afin que l’on puisse travailler seul et en sécurité. Une barrière de plus, ça peut paraître être un investissement qui dort parfois mais ça peut dans certains cas nous aider. Je ne vois pas la contention comme une charge financière, vu le nombre d’animaux que l’on manipule. Si jamais l’inséminateur se retrouve à devoir travailler sur des animaux bloqués aux cornadis, il n’est jamais seul. Si nous voulons que les intervenants extérieurs, comme les inséminateurs et les vétérinaires, continuent de venir dans nos exploitations, la contention est une condition de travail à respecter. »

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