Shamonda Europe : que faire en cas de suspicion d’infection sur son exploitation ?
Le virus Shamonde Europe n’est pas une maladie réglementée. En cas d’épisode clinique (diarrhées, fièvre, baisse de la production), il conviendra de suivre les éventuels impacts sur la reproduction. Il n’existe, à date, ni vaccin ni traitement virucide.
Le virus Shamonde Europe n’est pas une maladie réglementée. En cas d’épisode clinique (diarrhées, fièvre, baisse de la production), il conviendra de suivre les éventuels impacts sur la reproduction. Il n’existe, à date, ni vaccin ni traitement virucide.
« Le virus Shamonda-Europe n’est pas une maladie réglementée. Il ne donne donc lieu à aucune mesure de police sanitaire, aucune restriction de mouvement des animaux et aucune obligation de gestion spécifique », indiquait GDS France le 21 août, ajoutant qu’ « aucun élément ne suggère un risque pour l’être humain ni pour la consommation de lait ou de viande ».
Contacter son vétérinaire en cas de suspicion
Le nombre de cas du nouvel orthobunyavirus, Shamonda Europe, pourrait être sous-estimé en France car les symptômes ont pu passer inaperçus ou être attribués aux fortes chaleurs.
En cas de diarrhée aiguë, d’épisode précoce de fièvre, généralement bref et transitoire, d’une baisse d’activité digestive et/ou d’une diminution de la production laitière, notamment lors de la période d’activité des insectes culicoïdes, le ministère de l’Agriculture, GDS France (groupements de défense sanitaire) et la SNGTV (groupements techniques vétérinaires) indiquent tous, la nécessité pour l’éleveur de se rapprocher de son vétérinaire pour en déterminer la cause, et bien entendu, apporter les soins adaptés aux animaux malades. Il n’existe, à date, pas de traitement virucide permettant d’éliminer le virus chez l’animal.
Continuer de surveiller les troupeaux infectés
Dans un second temps, il conviendra de surveiller les femelles gestantes et les naissances dans les mois à venir.
« Des avortements ont déjà été observés dans les zones infectées. Une infection pendant la gestation pourrait également, dans certaines circonstances, entraîner des malformations congénitales chez les veaux, agneaux ou chevreaux (de façon différée, plusieurs mois après l’infection, comme cela est décrit avec le virus Schmallenberg) », préviennent GDS France et la SNGTV dans une fiche d’information sanitaire du 14 août. « Les veaux nouveau-nés présentant des signes cliniques doivent également être examinés », enjoint le ministère.
En cas d’avortement, la déclaration est toujours obligatoire dans le cadre de la lutte contre la brucellose. « Elle constitue également une opportunité de rechercher son origine, votre vétérinaire pourra mettre en œuvre un diagnostic différentiel afin d’identifier la cause », témoignent GDS France et la SNGTV.
Lutter contre les insectes vecteurs
Il n’existe, pour l’heure pas de vaccin contre ce nouveau virus. La prévention repose sur la protection des animaux contre les culicoïdes : élimination des sites de ponte tels que les effluents liquides et les zones d’eau stagnante, désinsectisation des moyens de transport, liste le ministère de l’Agriculture.