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 « Nous avons beaucoup moins de vaches debout dans les logettes »

Au Gaec Granjard dans le Rhône, la modification de la hauteur de la barre au garrot a eu un impact positif sur le bien-être, la santé et la production des 38 laitières.

Olivier Granjard, éleveur dans le Rhône © A. Batia
Olivier Granjard, éleveur dans le Rhône
© A. Batia

 « On a vu un vrai changement depuis que l’on a réhaussé la barre au garrot de 15 cm il y a un an. C’est incroyable, maintenant nos vaches se couchent dès qu’elles arrivent dans une logette. On a beaucoup moins de vaches debout. Même les vieilles qui peinaient à se relever retournent plus fréquemment à l’auge. Nos logettes avec matelas dataient de 2003. Réglées aux normes de l’époque, elles n’étaient plus adaptées. Nous le savions, mais on ne voyait pas comment s’y prendre… Le fait d’avoir fait le diagnostic logettes et d’avoir clairement vu à la caméra que les vaches restaient aussi longtemps debout sans se coucher, nous a poussés à agir.

 
La caméra time laps a mis en évidence l'inconfort des vaches dans leurs logettes aux yeux de l'éleveur. Avant d'effectuer le nouveau réglage des logettes, beaucoup d'entre elles se tenaient debout, au lieu de se coucher. © DR

Comme il s’agit d’anciennes logettes, il a fallu chercher un compromis. Un métallier du coin nous a fourni des rallonges sur mesure pour les poteaux (100 €). On a tout déboulonné, fixé les rallonges, remonter la barre au garrot et raccroché les logettes dessus. Le chantier nous a pris 3 jours à 5 (un jour par rangée de 14 logettes). Mais ça valait le coup ! Dès que la première rangée a été faite, les vaches y allaient beaucoup plus. Les bas-flancs sont aujourd’hui un peu trop hauts, mais pour augmenter la hauteur de la barre au garrot, on n’avait pas le choix, il fallait monter l’ensemble. Du coup, certaines ont un peu tendance à s’allonger en diagonale. Elles se couchent comme au pré. Elles sont plus à l’aise et souffrent moins des pattes. Rien qu'avec du repos, nos laitières produisent 500 l supplementaires et les primipares démarrent beaucoup mieux. C’est positif aussi pour la dermatite. On est moins embêté qu’avant. Seul bémol : un peu plus de bouses dans les logettes. Mais c’est un moindre mal ! »

Pour relever la barre au garrot à 125 cm de haut, il a fallu fixer des rallonges métalliques aux poteaux de soutien. Cela a aussi permis de gagner 30 cm dans la diagonale. © A. Batia

 

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