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L’onduleur protège vos robots de traite et d’alimentation des risques électriques

Les microcoupures et variations de tension peuvent compromettre le fonctionnement des robots de traite et d’alimentation. Un onduleur sécurise leur alimentation et évite les pannes.

<em class="placeholder">Onduleurs installés dans une armoire ventilée </em>
Les onduleurs doivent être installés à l’abri de la poussière dans une armoire ventilée.
© Lely

De nombreux élevages équipés de robots de traite ou d’alimentation font face à des arrêts intempestifs liés à une alimentation électrique dégradée. Si les baisses de tension n’occasionnent pas de dégât matériel, les surtensions et les microcoupures peuvent en revanche être fatales pour les cartes électroniques. Pour pallier les manquements d’Enedis, qui est pourtant censé fournir un courant stabilisé de 230 volts à plus ou moins 10 %, l’installation d’un onduleur est fortement recommandée par les constructeurs de robots. « Nous le proposons systématiquement à la vente d’un nouvel automate, assure Tony Vieira, responsable opérationnel du GEA Dairy Center Bretagne. Nous en montons aussi de plus en plus pour protéger les salles de traite richement équipées en composants électroniques. »

Identifier les situations à risque

Chez Lely, l’onduleur n’est conseillé que dans les situations à risque. « Pour tout nouveau projet, les commerciaux enquêtent auprès de l’éleveur pour s’assurer qu’il n’a pas déjà été confronté à des soucis de réseau électrique, indique Christophe Rouxel, responsable technique du Lely Center de Bain-de-Bretagne. Nous ciblons également les exploitations qui utilisent régulièrement une génératrice lors des jours de pointe de leur abonnement ou à l’occasion de coupures de courant. Certains de ces équipements fournissent un courant mal stabilisé. Dans ce cas, l’onduleur est indispensable. »

Vérifier le facteur de puissance

Le choix de l’onduleur est généralement réalisé par le fournisseur du ou des robots en fonction des besoins de puissance. « L’offre en onduleurs est très variée et les prix vont du simple au triple pour une même puissance annoncée. L’important est de sélectionner un appareil adapté aux besoins de l’installation avec le meilleur compromis entre coût et puissance. Le facteur de puissance est un indicateur important, car il va déterminer la puissance réelle [en watts] délivrée par l’onduleur en fonction de la puissance apparente [en voltampères] annoncée par le fournisseur. Dans notre Lely Center, nous proposons un modèle de 3 kVA capable d’alimenter deux robots de traite ou un robot d’alimentation », détaille Christophe Rouxel.

Un investissement mesuré et rentable

L’implantation de l’onduleur a aussi son importance. Selon Tony Vieira, « il faut éviter de l’installer dans la stabulation où il est trop exposé à la poussière. Sans nettoyage fréquent, il risque la surchauffe et un vieillissement prématuré. Nous conseillons de le placer dans une zone de bureau ou un local technique isolé, à l’intérieur d’une armoire ventilée ».

La pose de l’onduleur doit être réalisée par un électricien agréé. Lely impose l’intervention d’un de ses techniciens pour le raccordement à l’armoire électrique du robot. « Dans notre Lely Center, le coût d’installation pour deux robots de traite se situe entre 2 000 et 2 500 euros, comprenant le prix de l’appareil et le forfait de montage », précise Christophe Rouxel. Pour GEA, le tarif s’élève à un peu plus de 1 000 euros par robot. Un investissement finalement assez modeste, rapporté au prix d’un automate. « L’onduleur sera très vite rentabilisé en évitant le manque à gagner et les problèmes sanitaires que peuvent provoquer des arrêts intempestifs de robot. Il réduit aussi les risques de contentieux avec l’assurance, susceptible de contester la prise en charge répétée de cartes électroniques à 1 000 euros. »

Rédaction Réussir

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