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Exploitations laitières
Les charges de structure pèsent de plus en plus lourd

Seule l´augmentation régulière de productivité entre 1990 et 2001 a permis de sauver le revenu des exploitations en euros constants.


A la veille de l´application d´une nouvelle Pac, l´Institut de l´élevage(1) a analysé l´évolution des performances économiques des exploitations laitières sur une décennie (1990-2001). Et s´est penché sur le coût de production qui représente 80 % de la valeur du produit. Sa progression est due avant tout à l´augmentation des charges de structure, dont les prix ont augmenté, et de façon plus ponctuelle par les volumes. C´est le cas du poste mécanisation, qui représente à lui seul 29 % du coût de production. « La croissance des équipements matériels et bâtiments a été la contrepartie de la croissance des exploitations et des mises aux normes des bâtiments », analysent les auteurs de l´étude.
Les charges opérationnelles ont été relativement stables. Si les volumes de semences et phytos ont augmenté, les volumes d´engrais ont baissé. Ce sont les frais d´élevage qui ont été le plus orientés à la hausse. L´étude présente aussi la structure du coût de production selon six systèmes(2), trois de plaine et trois de montagne, sur une moyenne de trois ans (97-98-99).
Répartition des coûts de production : mécanisation et aliments en tête.

Globalement, ce n´est pas une surprise, les coûts totaux par équivalent hectolitre(3) sont plus élevés en montagne qu´en plaine. Ceci est dû essentiellement aux coûts structurels, mais aussi aux achats d´aliment et des frais d´élevage. A noter que les écarts entre les trois systèmes montagnards sont importants. Le coût le plus élevé est atteint par le système herbager des montagnes de l´Est, suivi par le système maïs de Piémont. Le système herbager du Massif central obtient un niveau de coût proche des deux systèmes de plaine avec maïs, le plus économe étant le système herbager de plaine. Mais si l´on regarde le revenu par équivalent hectolitre, la hiérarchie est modifiée. La bonne valorisation AOC des montagnes de l´Est et les aides compensatrices de handicap le font passer en tête. Enfin, « seule l´augmentation régulière de productivité entre 1990 et 2001 a permis de sauvegarder le revenu des exploitations en euros constants, malgré un revenu par équivalent hectolitre inférieur de 10 à 20 % à son niveau de 1990 », concluent les auteurs. Celui-ci oscille entre 6,2 et 8,70 euros suivant les systèmes.



Le dossier Economie de l´Elevage : « le coût de production du lait en France » - mars 2004 - département Economie de l´Institut de l´Elevage (GEB)
(1) l´étude utilise les données du RICA, des réseaux d´élevage et des indices de prix moyens de production de l´Insee.
(2) 53 000 exploitations en 2001
(3) les réformes, les veaux, les autres productions, les aides. sont transformés en équivalents hectolitres à partir du prix du lait de l´exploitation.

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