Aller au contenu principal

Combien coûte un robot d’alimentation aux 1000 litres de lait ?

L’enquête sur l’automatisation de l’alimentation en élevage bovin, publiée en 2020 par l’Idele et les chambres d’agriculture des Pays de la Loire, de Normandie et de Bretagne, a permis d’estimer le coût d’utilisation des wagons distributeurs suspendus à un rail et sur roues.

Les deux principes de robots d’alimentation, suspendus à un rail et sur roues, étudiés dans l’enquête sur l’automatisation de l’alimentation en élevage bovin sont dimensionnés pour des exploitations laitières de 150, 300, 420 et 800 bovins sans atelier d’engraissement. Ils représentent un investissement compris entre 199 120 euros (modèle sur roues pour 150 animaux) et 443 500 euros (système sur rail pour 800 têtes). Ces montants incluent le système d’alimentation automatisée, la cuisine et le dispositif de guidage. En retenant un amortissement de 10 ans pour le matériel et de 15 ans pour la construction de la cuisine, l’annuité d’investissement pour 1 000 litres de lait s’élève à 26-27 euros pour un troupeau de 150 têtes à 9-10 euros pour 800 bovins.

Lire aussi : Bien raisonner le coût d’un robot d’alimentation

La cuisine pèse lourd dans les petits élevages

Le prix de la cuisine n’est pas proportionnel au nombre d’animaux et augmente donc le coût pour les plus petits élevages, car les systèmes de stockage ont des dimensions standardisées. L’enquête montre ainsi que la cuisine revient à 42 000 euros pour 150 ou 300 têtes et, respectivement, 45 000 et 63 000 euros pour 420 et 800 bovins. À l’amortissement annuel s’ajoute le coût de fonctionnement, qui varie d’une exploitation à l’autre en fonction du positionnement des silos et des hangars de stockage par rapport à la cuisine, de la consommation de GNR et d’électricité, de la maintenance du matériel et du temps passé par l’éleveur pour charger la cuisine et nettoyer les installations. Il débute à 10 300 euros par an pour le modèle sur rail alimentant 150 têtes et culmine à 22 780 euros pour le système sur roues nourrissant 800 animaux. Cumulant les charges liées à l’investissement et au fonctionnement, le coût total pour 1 000 litres diminue avec la taille du troupeau, variant de 39,90 euros pour 150 bovins à 14,20 euros pour 800 têtes, main-d’oeuvre comprise.

Lire aussi : Des signaux positifs pour le marché du robot d’alimentation

Plus coûteux que l’automotrice et le bol mélangeur

Dans l’enquête de l’Idele et des chambres d’agriculture, le coût des robots d’alimentation est comparé à celui des bols mélangeurs et des mélangeuses automotrices en propriété ou en Cuma, main-d'oeuvre comprise. Les calculs, établis pour un troupeau de 300 vaches et génisses, avec une référence laitière de 1 710 000 litres, montrent que le système automatisé est le plus coûteux. En système non pâturant, par exemple, le robot sur roues alimenté par une cuisine revient à 24 euros pour 1 000 litres, contre 19,60 euros pour la remorque mélangeuse et 22,40 euros pour l’automotrice en propriété. La solution la plus économique s’avère être ici l’automotrice en Cuma avec 18,90 euros pour 1 000 litres. Elle présente aussi l’avantage de libérer du temps à l’éleveur. En revanche, les agriculteurs ayant recours à la Cuma ont tendance à réduire le nombre de rations et leur complexité. Avec les systèmes automatisés, l’alimentation est personnalisée par lots d’animaux et apportée à plusieurs reprises dans la journée. Cette spécificité peut se traduire par une amélioration des résultats techniques.

 

Lire aussi les autres articles du dossier

Combien coûte un robot d’alimentation aux 1000 litres de lait ?

« Notre robot d’alimentation travaille 10 heures par jour depuis 8 ans »

« 400 heures de main-d’œuvre économisées par an grâce au robot d’alimentation »

« Le robot d’alimentation pour le confort de vie »

Comment les constructeurs sécurisent les robots d'alimentation ?

[VIDEO] - Le robot d'alimentation Kuhn Aura à l’épreuve du terrain

Les plus lus

<em class="placeholder">Laurence, Christophe et Matthieu Debreuilly et leur conseillère Caroline Tostain</em>
« Avec notre passerelle, nos vaches traversent la route en sécurité », dans la Manche

Le Gaec Debreuilly dans la Manche dispose depuis l’été 2025 d’un pont pour que les vaches puissent traverser une route…

<em class="placeholder">Gilles Onillon, éleveur laitier, dans une prairie avec ses vaches Jersiaises</em>
« La fétuque élevée repart toujours après une période de chaud », dans le Maine-et-Loire

Le Gaec de la Jutière, dans le Maine-et-Loire, intègre de la fétuque élevée méditerranéenne dans son mélange prairial. Cette…

<em class="placeholder">éleveur qui lit son contrat</em>
Contrat : que risque un producteur agricole qui ne livre pas volontairement les quantités prévues ?

Les cours grimpent et le prix de votre contrat de vente ne suit pas. Vous aimeriez saisir l’opportunité et vendre une partie…

<em class="placeholder">John Plard, éleveur laitier</em>
« J’aurais dû anticiper l’explosion des cellules au robot de traite », dans la Sarthe
L’EARL Plard dans la Sarthe n’avait pas de problème de cellules avant le passage au robot de traite. Pourtant, l’élevage a dû…
<em class="placeholder">Jérémy Amans, éleveur laitier</em>
« J’ai investi dans un robot de traite reconditionné pour 30 vaches », dans l’Aveyron

Installé seul, Jérémy Amans a fait le choix de l’automatisation de la traite et du raclage, ainsi que de la délégation de la…

<em class="placeholder">vaches laitières au pâturage</em>
Ralentissement de la collecte de lait de vache à l’Ouest de la France

Les premiers indicateurs d'avril laissent entrevoir un tassement de la dynamique de la collecte laitière après un début d'…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière