Aller au contenu principal

Le reblochon régule sa production

Un accord de régulation de l’offre de reblochon a été validé, en conformité avec les règles européennes. L’objectif est de préserver la qualité et la valeur ajoutée de ce fromage AOP.

La filière reblochon a adopté à l’unanimité les règles de régulation 
de l’offre. La production a désormais officiellement le droit d’être régulée.
La filière reblochon a adopté à l’unanimité les règles de régulation
de l’offre. La production a désormais officiellement le droit d’être régulée.
© A. Conté

Après le beaufort et le comté, c’est au tour du reblochon de se doter officiellement de règles de régulation de l’offre. L’accord de régulation mis en place par la filière a été rendu contraignant par l’arrêté ministériel du 22 avril 2014. « Notre objectif est d’éviter la constitution de stocks trop importants afin de maintenir une production régulière calquée sur la demande et de préserver ainsi une qualité optimale des fromages », explique Lucile Marton, directrice du syndicat interprofessionnel du reblochon. La filière est en effet confrontée à un décalage entre une consommation saisonnalisée, plus importante en automne et hiver, et une production qui est plus élevée sur le printemps et l’été. »
L’entrée en vigueur du « Paquet lait » en 2012 offre la possibilité aux filières AOP de réguler leur production en encadrant les volumes de fromages. « Au-delà de la problématique liée à la saisonnalité de la consommation, il était important pour la filière de se doter d’un cadre officiel de régulation pour se préparer à la sortie des quotas, décrit Lucile Marton. Les règles mises en place nous permettront de prévenir les crises de surproduction comme de pénurie. »


Un référence au printemps et une autre sur l’année


Concrètement, chaque fromagerie se voit attribuer deux références de production sous forme de plaques de caséine apposées sur les fromages. La première référence, appelée référence printemps, correspond au tonnage de fromages à ne pas dépasser au second trimestre. Elle se base sur une référence basse correspondant au tonnage réalisé sur la campagne précédente. « Pour ce printemps, la référence est fixée à 22 % de la référence basse. » Les opérateurs disposent aussi d’une référence année, basée sur une référence haute exprimant le potentiel de production total de l’atelier. Celle-ci correspond à un objectif maximal sur l’année. Pour la campagne laitière en cours, la référence année s’élève à 102,8 % de la référence haute. Les prédictions annoncées en début de campagne sont réévaluées en cours d’année selon les ventes et les stocks. « Les opérateurs gardent la possibilité de produire davantage de fromages si le marché est porteur, à la condition d’acheter des plaques supplémentaires à un tarif plus élevé (vingt fois leur prix habituel) ».
L’accord de régulation a été adopté à l’unanimité en assemblée générale en mars dernier. « Le consensus trouvé est largement partagé par la filière et la réflexion autour de ce processus a été amorcée il y a plus d’une dizaine d’années ».

Les plus lus

<em class="placeholder">Camille Lefeuvre</em>
Recruter un salarié agricole : « Je ne veux pas d’un exécutant, je veux un collègue de travail », en Ille-et-Vilaine

Au Gaec du Guesneau en Ille-et-Vilaine, Camille Lefeuvre a choisi de faire appel à des salariées pour l’aider dans le travail…

<em class="placeholder">Jean-Yves Guémin, éleveur laitier</em>
« J’ai fait tout mon travail d’astreinte en deux heures et demie », sur mon élevage laitier bio en Ille-et-Vilaine

En Ille-et-Vilaine, Jean-Yves Guémin a grandement simplifié son système d’exploitation pour alléger sa charge de travail. En…

<em class="placeholder">Gilles Bonnet, éleveur dans le Tarn, sur son escalier fait maison</em>
Astuce d'éleveur : Une passerelle surélevée pour incorporer de l’eau dans la mélangeuse

Gilles Bonnet, éleveur dans le Tarn, a bricolé un escalier et sa plateforme avec une arrivée d’eau pour pouvoir apporter, en…

<em class="placeholder">Le banque de travail agricole de Saint-Clément, dans le Maine-
et-Loire</em>
« Nous ensilons 250 ha de fourrage en 10 jours sur notre commune grâce à la banque de travail agricole », dans le Maine-et-Loire

​​​​​Vincent Tessier, éleveur à Saint-Clément dans le Maine-et-Loire, réalise tous ses chantiers d’ensilage d’herbe et de maïs…

<em class="placeholder">Bastien Charré à droite avec les deux salariés du Gaec, Baptiste (nom ?) et Charline Bonnevin</em>
« Avec mes salariés agricoles, nous cultivons une relation gagnant-gagnant », en Charente-Maritime

Le Gaec Le Grand Pré en Charente Maritime a basculé d’une ferme familiale à un fonctionnement patron-salariés : Bastien…

<em class="placeholder">Pierre Curfs et son fils</em>
« Allergique aux poils de vache, le robot de traite m’a permis de continuer le lait », dans la Marne

Pierre Curfs est éleveur de vaches laitières à Vienne-la-Ville, dans la Marne. Des problèmes de santé l’ont conduit à…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière