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Le bien-être animal comme levier de performances

Sujet ô combien d’actualité, le bien-être animal a été au centre des débats lors de la journée Denka’Day organisée par Denkavit le 4 avril dernier. « Le bien-être animal ne peut pas être dissocié des performances technico-économiques, l’un entraîne l’autre et vice et versa », a souligné Marc Butruille, directeur adjoint du groupe. Ce dernier s’est appuyé sur l’exemple de la filière veaux (Denkavit en produit 500 000 par an en Europe), pour illustrer ses propos. « Cette filière a été la première à avoir une directive sur le bien-être en 1997. » Elle imposait notamment l’élevage des veaux en case collective, avec une surface minimum et la distribution d’aliments fibreux.

Une opportunité pour les éleveurs innovants

Sa mise en application a représenté des coûts très importants pour les éleveurs mais aujourd’hui le bilan est plutôt positif selon Marc Butruille. « Ça a été une opportunité pour les éleveurs innovants (((et))) qui souhaitaient s’améliorer et vécu plutôt comme une contrainte par les autres. Au final, les performances techniques se sont d’abord maintenues puis améliorées avec l’augmentation de la quantité d’aliment solide consommé par veau. Cela a conduit à une remise en cause totale du métier et à une revalorisation de son image. Et vingt ans après, tous les éleveurs que j’ai questionnés sur le sujet me disent qu’ils ne feraient surtout pas marche arrière. La R & D nous a permis de passer ce cap d’application de la directive bien-être. »

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