Aller au contenu principal

Produire plus
L’agrandissement, bon ou mauvais plan ?

S’agrandir oui, mais pour quelles conséquences économiques ? Quels résultats obtiennent les exploitations qui se sont agrandies et quelles sont les clés d’un agrandissement réussi ? Éclairage avec quatre études récentes.

D'hier à aujourd'hui
D'hier à aujourd'hui
© Réussir Lait
On le dit inéluctable, mais se montre-t-il pour autant rentable? L’agrandissement des élevages laitiers se révèle-t-il une si bonne opération? Une grande question sur laquelle différents experts se sont penchés (1).
Les études et les simulations qui suivent l’attestent: cette stratégie améliore la performance économique des élevages si elle permet une dilution des charges de structure et une meilleure productivité du travail.

Un agrandissement, ça passe ou ça casse


Mais toutes les exploitations ne réussissent pas leur croissance. Pour transformer l’essai, encore faut-il une bonne maîtrise technico-économique de l’atelier lait au départ et ne pas investir plus qu’il ne faut pour digérer l’agrandissement.

Dans la conjoncture actuelle, construire un bâtiment neuf avec une augmentation radicale des volumes de lait est un pari plus que risqué. Le lait ne dégage pas la rentabilité suffisante pour financer de tels projets.

Par contre, l’intensification par les concentrés ou les fourrages et l’agrandissement progressif et raisonné des bâtiments existants se révèlent souvent opportun.

S’il est réussi, un agrandissement conforte le revenu. Dans le cas contraire, il risque d’accélérer la dégradation des résultats économiques, voire même de précipiter l’arrêt du lait. Certaines grosses structures qui ont investi lourdement ou dont la situation de départ n’était pas optimale, n’ont pas hésité à « lâcher » le lait et répondre à l’appel d’une conjoncture céréalière alléchante.
(1) Voir Réussir Lait, n°266, p. 82.

SOMMAIRE DU MINI DOSSIER (PAGES 102 À 106) à lire dans la revue n°267

1 - Faut-il produire plus de lait en vue de la fin des quotas?

Les réseaux d’élevage de la région Est, regroupant l’Alsace, la Lorraine et Champagne- Ardenne ont simulé différents types d’agrandissement pour six systèmes de production régionaux. 

2 - Rentabilité initiale et dilution des charges sont essentielles

Une étude a été menée par le Cerfrance des Côtes-d’Armor sur 104 exploitations laitières spécialisées qui se sont agrandies de plus de moitié en termes de litrage vendu sur la période 2005-2011.

3 - L’agrandissement n’est pas un gage d’efficacité économique

En région Centre et Bourgogne (1), une étude des chambres d’agriculture et de Conseil élevage a comparé les résultats économiques obtenus par deux groupes de trente élevages. Leur trajectoire d’agrandissement est différente. Dans le premier groupe, la référence laitière moyenne des élevages a augmenté de plus de 200000 litres entre 2006 et 2010 (+73 000 l/UMO). Dans le second, l’augmentation de quota s’est limitée à 40 000 litres (+45000 l/UMO) profitant des volumes supplémentaires accordés par Bruxelles et des attributions gratuites.

4 - La taille n’atténue pas les écarts de résultats entre exploitations

L’analyse des résultats du Cerfrance Normandie Maine (1) montre que grossir pour gagner plus passe par une amélioration de la productivité de la main-d’oeuvre. Et que l’on peut gagner plus à optimiser son système.
(1) Plus de 460 exploitations laitières de plus de 500 000 litres, sur la zone Normandie Maine (Haute et Basse Normandie et Sarthe Mayenne) analysées sur la période 2007-2011.

Les plus lus

<em class="placeholder">Éleveurs et leur conseiller devant les robots de traite</em>
« Nous avons habitué nos vaches aux robots grâce au DAC, dix jours avant la mise en route », en Meurthe-et-Moselle

Au Gaec du Pavillon, en Meurthe-et-Moselle, pour faciliter la mise en route et la fréquentation des robots, les éleveurs ont…

<em class="placeholder">démonstrateur centrale agrivoltaïque Voltalia sur prairie avec des vaches</em>
Agrivoltaïsme : les ombrières de faibles hauteurs perturbent peu les vaches mais modifient la composition de la prairie à Poisy, en Haute-Savoie

Avec des hauteurs inférieures à 2,20 mètres, les panneaux fixes installés sur une prairie pâturée de la ferme de Poisy, en…

<em class="placeholder">Au Gaec de la Dame de Haye, toutes les générations sont représentées. De gauche à droite : Steve Jouquelet, Johann Vévert, Paul Comte, Aymeric Caron, Pascal Ebel, ...</em>
« La convivialité, c’est primordial pour la cohésion d'équipe de notre Gaec », en Meurthe-et-Moselle

Au Gaec de la Dame de Haye en Meurthe-et-Moselle, la cohésion de l’équipe de neuf personnes est une priorité pour les cinq…

<em class="placeholder">Vaches prim&#039;Holstein en attente devant les robots de traite en batch milking</em>
« Le batch milking nous permet une bonne gestion de la main-d’œuvre salariée », dans les Yvelines

La Ferme de la Tremblaye dans les Yvelines a opté pour le batch milking pour la traite de ses 220 vaches…

<em class="placeholder">Les trois associés du Gaec de Vernoux</em>
« Nous apportons de la paille broyée dans la ration de nos laitières pour la fibre efficace », dans le Maine-et-Loire

Au Gaec Vernoux, de nouveaux critères d’analyse des fourrages mesurant la part de fibres efficaces ont amené les associés à…

<em class="placeholder">Vaches laitières en train de manger une balle dans un pâturage en bale grazing</em>
Pâturage hivernal : les exploitations bretonnes s’adaptent face à un hiver pluvieux

Malgré des pluies record en début 2026, des éleveurs herbagers bretons ont su adapter leurs pratiques de pâturage hivernal…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière